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Saintes

Saintes

définition : Saintes

Saintes est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Saintais et les Saintaises.

Deuxième ville du département derrière La Rochelle, elle compte (2015) et est à la tête d'une unité urbaine de et d'une aire urbaine de (2008).

Arrosée par la Charente où la cité se développa primitivement sur la rive gauche du fleuve, elle devient capitale de la province de Saintonge jusque sous l'Ancien Régime avant d'être désignée préfecture du département de la Charente-Inférieure lors de la réorganisation territoriale de 1790. Finalement supplantée par La Rochelle en 1810, elle est reléguée au rang de sous-préfecture du département mais conserve par compensation son rôle de chef-lieu judiciaire départemental. De plus, la ville voit croître son influence économique dans le dernier tiers du lorsqu'elle est choisie comme siège du arrondissement des chemins de fer de l'État.

Important carrefour de communications routières, autoroutières et ferroviaires, Saintes est également le principal pôle économique du centre du département. Si l'industrie est faiblement représentée (industrie électronique, réparation ferroviaire, construction d'appareils de levage), la ville s'affirme avant tout comme un centre tertiaire dynamique (fonctions administratives d'État, Cour d'assises et activités judiciaires, banques et mutuelles, établissements d'enseignement, centre hospitalier) et un pôle commercial de dimension régionale (siège d'un des plus grands groupements épiciers de France avec Coop Atlantique).

Saintes est également devenue, grâce à un important ensemble patrimonial gallo-romain, médiéval et classique, une ville touristique fréquentée, affiliée au réseau national des villes et pays d'art et d'histoire depuis 1990. La culture n'est pas en reste, Saintes étant dotée de plusieurs musées, d'un théâtre, de cinémas, de nombreux festivals et d'un centre européen de recherche et de pratique musicales implanté au cœur de l'abbaye aux Dames.

== Géographie ==

=== Situation === [[Fichier:Charente-Maritime-Saintes.svg|thumb|upright|alt=Carte de la commune de Saintes au sein de la Charente-Maritime|Position de Saintes en Charente-Maritime.]] La ville de Saintes se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge, dont elle est la capitale historique. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique », au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

La ville s'étend de part et d'autre d'une boucle de la Charente, à au sud-est de La Rochelle, à au nord-est de Royan.

Aux abords du fleuve, le plateau crétacé laisse la place à des prairies composées d'alluvions plus ou moins récentes, de type bri (argile).

Le début de la surrection des chaînes montagneuses des Alpes et des Pyrénées se produit dès la période du Maastrichtien, il y a d'années, avant de se poursuivre durant une partie de l'ère tertiaire. Ce phénomène cause un froissement progressif des couches calcaires et la formation de synclinaux et de leurs pendants, les anticlinaux. Ainsi se forme le synclinal Girondin, dans lequel vont s'engouffrer les eaux de la Dordogne et de la Garonne, conduisant à la formation progressive de l'estuaire de la Gironde, des falaises et des conches. De l'autre côté de l'anticlinal de Gémozac-Jonzac se forme le synclinal de Saintes sur lequel est bâtie la ville.

=== Hydrographie et relief ===

[[Fichier:Amphithéâtre Saintes inondé (1982).jpg|vignette|upright|Les arènes lors de la crue de 1982.]] Le fleuve Charente traverse la commune du sud vers le nord. Le confluent de la Charente et de la Seugne se situe au sud-est du territoire, à la limite de la commune des Gonds.

La plaine alluviale du fleuve constitue la majeure partie du territoire communal. En dehors de l'agglomération, où des remblais et des quais en pierre ont été élevés, les berges sont constituées de prairies inondables communément appelées « Prées » qui voient se développer une riche végétation palustre. Celles-ci sont parfois situées à proximité des espaces bâtis du centre-ville : ainsi s'étend la prairie de Courbiac, au nord-est du quartier Saint-Vivien, mais surtout la Prée-basse, la prairie du Maine et la prairie de Saint-Sorlin, sur la rive droite. À quelques mètres en amont du pont de Saintonge, le fleuve est secondé par un canal de dérivation isolant une partie de la prairie de la Palu, à laquelle on accède par une passerelle piétonnière depuis la rive droite.

Les crues de la Charente sont récurrentes : en un peu plus d'un siècle, notons ainsi les crues de 1882, 1904, 1910, 1937, 1952, 1961, 1966, 1982, 1994, 1999 et 2009. Deux d'entre elles ont été d'une intensité considérée comme peu commune : celle de 1982 (crue centennale) et celle de 1994. Ce phénomène survient lors de la conjonction de précipitations importantes et de marées de fort coefficient, lesquelles ralentissent l'évacuation des eaux du fleuve dans l'océan. L'importance des crues varie suivant l'intensité ou la durée des précipitations, mais aussi suivant le degré de saturation des sols.

La rive gauche concentre le tissu urbain médiéval, ramassé autour d'un éperon calcaire nommé colline du Capitole ou colline de l'Hôpital. Au-delà, dans la partie occidentale de la commune, le paysage prend un aspect plus accidenté, notamment au niveau du vallon des Arènes.

La limite orientale de la commune marque le début d'un paysage formé de collines forestières (colline de Lormont et du bois de la Tonne notamment) dont l'altitude se relève progressivement en direction de la commune de Fontcouverte et au-delà, de La Chapelle-des-Pots.

=== Communes limitrophes === [[Fichier:Saintes.svg|vignette|centre|alt=Carte représentant la commune de Saintes et ses communes limitrophes|Saintes et ses communes limitrophes (en orangé : communauté d'agglomération de Saintes).]]

=== Climat ===

==== Présentation générale ==== La ville de Saintes bénéficie d'un climat océanique de type aquitain, caractérisé par des hivers relativement doux et des étés tempérés. Bien que située à une trentaine de kilomètres du littoral à vol d'oiseau, l'amplitude thermique avec les régions côtières atteint parfois trois à cinq degrés, ce qui se traduit par des températures estivales généralement plus élevées mais également par des températures hivernales plus basses. La température moyenne annuelle est comprise entre 11,5° et 12,5° Celsius, ce qui correspond approximativement aux normes départementales. Pour autant, comme dans le reste du département, les étés sont régulièrement marqués par des épisodes de sécheresse plus ou moins sévère suivant les années.

Le régime de brise marine, particulièrement sensible sur le littoral (noroît et suroît y soufflent en moyenne à par an) est atténué dans la région de Saintes (environ par an). La région de Saintes n'est cependant pas à l'abri des tempêtes hivernales qui causent parfois des dégâts dans la commune (tempête Martin, tempête Klaus, tempête Xynthia) ou des crues de la Charente.

Les tableaux suivants résument les principales données climatiques des stations de Météo-France de Cognac (environ à l'est) et de La Rochelle (environ ).

==== Données météorologiques à Cognac ====

==== Données météorologiques à La Rochelle ====

=== Axes de communication === ==== Infrastructures routières ====

[[Fichier:Autoroute A10 à Saintes.jpg|vignette|gauche|alt=photographie d'une autoroute deux fois deux voies prise d'un pont|L'autoroute A10 à la sortie de Saintes (direction Bordeaux).]] La ville de Saintes est un carrefour routier d'une certaine importance, marqué par la présence de deux autoroutes et de plusieurs routes secondaires. La plupart de ces routes nationales et départementales convergent vers la rocade qui contourne l'agglomération par l'ouest et par le sud dont une partie est à .

L'autoroute A10 traverse la commune dans sa partie occidentale, selon un axe nord-sud. Accessible via l'échangeur 35, elle place l'agglomération à environ de Bordeaux, de Poitiers et de Paris. Sa gestion est confiée localement à la société des autoroutes du sud de la France.

L'autoroute A837 est un embranchement de l'autoroute A10 reliant Saintes à Rochefort, troisième ville du département.

Saintes est également située sur le trajet de la route Centre-Europe Atlantique, une voie rapide destinée à permettre une meilleure circulation entre la façade atlantique et le sillon rhodanien, qui la relie notamment à Limoges et Lyon. Après avoir été déclaré d'utilité publique en 2002, le tronçon Saintes-Saujon ( ) a été ouvert à la circulation le 3 juillet 2008, réduisant la durée du trajet entre ces deux villes à environ . Son prolongement vers Royan doit intervenir ultérieurement. [[Fichier:Basilique Saint-Eutrope de Saintes.jpg|vignette|alt=Photographie d'une basilique au clocher de style gothique sur un promontoire avec au premier plan un grand carrefour routier|La Basilique Saint-Eutrope vue depuis l'échangeur routier de l'avenue de Saintonge.]] La rocade est formée dans sa partie ouest par la route nationale 137. Cette-ci est rejointe par deux axes routiers fréquentés : la route départementale 728 (qui relie Saintes à l'Île d'Oléron via Marennes) et la route départementale 150 (ancien tracé de la route nationale 150 qui menait autrefois à Royan), cette dernière formant une intersection avec la rocade à proximité du lieu-dit Diconche.

Dans sa partie sud, la rocade intègre la route nationale 141, laquelle se prolonge vers Cognac, Angoulême et Limoges. La route départementale 150 vient se greffer à l'extrémité orientale de la rocade, et mène vers Niort via Saint-Hilaire-de-Villefranche et Saint-Jean-d'Angély.

Un boulevard intérieur contourne le centre-ville sous le nom d'avenue de Saintonge, ou route départementale 24. Il traverse la Charente via le pont de Saintonge, un ouvrage d'art inauguré en 1969.

L'atlas départemental de la DDE recense sur la commune de voies terrestres potentiellement gênantes du point de vue de la pollution sonore produite par le trafic. La zone de nuisance sonore ainsi mesurée s'étend sur une superficie de soit 15 % de la surface communale.

==== Infrastructures ferroviaires ====

[[Fichier:Reseau ter poitou-charentes.svg|vignette|upright|alt=Carte des lignes SNCF de Poitou-Charentes : Saintes est au cœur d'une étoile ferroviaire à cinq branches|Liaisons SNCF de Saintes et de Poitou-Charentes.]] La gare de Saintes est située au point de convergence de cinq lignes de chemin de fer reliant l'agglomération aux villes de Nantes (via La Rochelle), de Bordeaux, d'Angoulême, de Niort et de Royan. Elle accueille essentiellement des trains du réseau TER Nouvelle-Aquitaine et des trains Intercités. Le train direct Paris (Austerlitz) - Royan, qui fonctionnait l'été et passait par Angoulême et Saintes, a été supprimé en 2013.

En 1894, la gare de Saintes est le point de départ d'un réseau de tramways d'une longueur totale de trois kilomètres, désaffecté à partir de 1934. L'année 1894 voit également la création d'une ligne de chemin de fer secondaire de reliant Saintes à Mortagne-sur-Gironde, via Gémozac, la ville étant alors le centre économique d'une certaine importance ; cette ligne est cependant démantelée à partir de 1947.

L'importance du réseau ferré s'explique par la désignation de la ville de Saintes comme siège de la Compagnie des Charentes en 1867, puis comme siège régional du arrondissement des Chemins de fer de l'État en 1911, fonction conservée jusqu'en 1971.

Saintes est également dotée de dépôts et d'ateliers de la SNCF, lesquels sont toujours en activité et emploient , constituant d'ailleurs l'un des tout premiers établissements employeurs de la ville. Ainsi, depuis 2009, la gare accueille le centre de révision des Autorails à grande capacité TER Nouvelle-Aquitaine.

En juillet 2010, un TER photovoltaïque a été inauguré à Saintes en même temps qu'un nouveau centre de maintenance de pointe pour les TER.

==== Infrastructures aéroportuaires ==== Si l'agglomération de Saintes ne possède pas d'aéroport, elle se situe à de l'aéroport de Rochefort-Saint-Agnant qui propose des vols vers plusieurs destinations européennes (les îles britanniques notamment), et à environ de l'aéroport de La Rochelle - île de Ré. À environ au sud, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac permet de relier la région à de nombreuses villes du monde.

La ville est cependant pourvue d'un aérodrome situé sur la commune mitoyenne de Thénac. Celui-ci est utilisé par l'école d'enseignement technique de l'armée de l'air (EETAA) ainsi que par un aéro-club local. Il est équipé de deux pistes de et d'une piste de .

==== Infrastructures fluviales ==== [[Fichier:Bateau-mouche Saintes.jpg|vignette|Le Bernard-Palissy II, une des vedettes fluviales permettant des promenades sur la Charente.]] La ville est équipée d'une halte fluviale située à proximité de l'esplanade André-Malraux, un appontement long de permettant l'amarrage des bateaux de plaisance. Une seconde halte nautique est en cours de réalisation sur l'ancien site de Port-Larousselle, autrefois utilisé par les négociants de Cognac pour le transport des fûts. Une fois achevée, elle sera équipée de quatre pontons fixes bordant un quai long d'une vingtaine de mètres.

Attenant aux infrastructures de l'esplanade André Malraux, l'embarcadère est utilisé par des vedettes fluviales affrétées par l'office de tourisme. Celles-ci sont d'une part la gabare Ville de Saintes, copie d'une embarcation traditionnelle saintongeaise, d'autre part le bateau de croisière Bernard Palissy II, d'une capacité de 200 places, dont la moitié sur le pont supérieur. Tous deux permettent des circuits découvertes de la ville et de plusieurs cités portuaires du val de Charente, dont Chaniers, Taillebourg, Port-d'Envaux ou Rouffiac, ainsi que des circuits nocturnes.

Des embarcations électriques sont également installées sur les quais. Baptisées Les Santons, elles ont chacune une capacité de six personnes et sont louées selon un forfait horaire.

==== Transports urbains ====

[[Fichier:Bus de Saintes.jpg|vignette|Bus du réseau BUSS devant l'esplanade du Maréchal-Foch.]] L'organisation des transports urbains est du ressort de la Communauté d'Agglomération de Saintes. L'exploitation a été confiée à Kéolis Saintes dans le cadre d'une délégation de service public.

BUSS est le nom commercial du réseau de transports urbains de l'agglomération. Trois lignes régulières de transport urbain forment l'armature du réseau (lignes A, B et C) complété par 8 lignes de transport interurbaines gérées par le Conseil Départemental qui couvrent 20 communes de l'agglomération. Ces lignes transportent également des scolaires.

En plus de ces lignes régulières, il existe sur le territoire un transport à la demande organisé par la communauté d'agglomération: directement dans le cas "d'Allo Buss" et indirectement grâce à une convention avec le Conseil Départemental pour les "Taxis Mouettes". Allo'Buss dessert les communes de la première couronne en proposant 8 allers-retours par jour et garantit des heures d'arrivée à Saintes. 140 arrêts sont répartis sur 4 zones géographiques. Les "Taxis Mouettes" fonctionnent sur l'ensemble de l'agglomération, en dehors des communes desservies par Allo'Buss.

Il existe également des lignes régulières à vocation scolaire couvertes par le réseau Buss sur certaines communes et par le réseau Les Mouettes sur les autres communes dans le cadre d'une convention entre l'agglomération. L'offre de transports est enfin complétée par la Navette Gare et par le bus de nuit Noctam'busb sur Saintes.

Au total, le réseau dessert un bassin de quelque personnes et transporte jusqu'à un million de voyageurs par an, scolaires inclus. En juillet 2009 a débuté la mise en place d'horaires cadencés permettant un accroissement de la fréquence de passage des navettes. Aujourd'hui la communauté d'agglomération et Kéolis engagent la mise en accessibilité du réseau pour en permettre l'accès aux personnes à mobilité réduite ou handicapées, conformément à la loi du 11 février 2005.

== Urbanisme == === Quartiers et lieux-dits === La ville est divisée en quatorze zones administratives : les Boiffiers, les Tourneurs, l'Ormeau de Pied, Recouvrance, la Fenêtre, Saint-Rémy, Saint-Vivien, Saint-Eutrope, Saint-Pierre, Saint-Pallais, Saint-Sébastien de Bouard, la Récluse, le Maine-Saint-Sorlin et Bellevue totalisant presque . Articulé autour de la cathédrale Saint-Pierre, de la place du Marché et de la place du Synode, il est parcouru d'un réseau de ruelles piétonnières concentrant un important bâti médiéval, renaissance et classique. [[Fichier:Vieux-Saintes (3).jpg|vignette|gauche|La rue Victor-Hugo, artère commerçante du centre historique.]] Le cours Reverseaux et le cours des Apôtres de la liberté séparent le quartier Saint-Eutrope du faubourg Berthonnière, encadré par la colline Saint-Eutrope à l'ouest et la colline du Capitole au nord. Autrefois situé en dehors de l'enceinte urbaine, il abritait plusieurs hostelleries et lieux d'accueil pour les pèlerins érigée durant la Révolution. Le square Goulebenéze fait la jonction entre la place Blair et le fleuve.

Les quartiers des Boiffiers et de Bellevue sont séparés du reste de l'agglomération par l’avenue de Saintonge. Formés pour l'essentiel d'immeubles de logements sociaux et de lotissements pavillonnaires, ils s'étendent sur un plateau limité par la Charente. Le quartier de Bellevue forme un ensemble de regroupant à lui seul habitants, il est classé en zone urbaine sensible (ZUS).

S'inscrivant dans un triangle formé par le cours du Maréchal-Leclerc, le cours Genet et la rocade ouest, le quartier de Recouvrance accueille un lycée, l'ancien séminaire, le stade Yvon-Chevalier et un centre commercial. Le château d'eau de Recouvrance est orné de fresques réalisées par l'artiste contemporain Michel Genty.

La partie septentrionale de l'agglomération est formée par le quartier Saint-Vivien, un ancien faubourg occupé dès l'Antiquité. Témoignant de cette époque reculée, les thermes de Saint-Saloine répondaient aux thermes de Saint-Vivien aujourd'hui disparus. [[Fichier:Vieux-Saintes (2).jpg|vignette|upright|Ruelle médiévale dans le quartier historique de Saintes.]] C'est dans ce périmètre réduit que se développe la ville médiévale, constituée d'un lacis de ruelles organisées autour de la cité épiscopale, qui occupe à elle seule un quart de la ville intra-muros.

Si la majorité des maisons saintaises sont alors à colombages (l'unique témoignage de ce type de construction est visible à l'intersection de la rue des Jacobins et de la rue Alsace-Lorraine), les maisons de certains notables et marchands fortunés sont parfois en pierre (il en subsiste une partie autour de la place du Synode).

Dominant le tissu urbain depuis la colline du Capitole, le château-fort abrite successivement les représentants du duc d'Aquitaine, puis du roi de France. Quant aux remparts, renforcés à plusieurs reprises, ils ouvrent sur les principaux faubourgs de la ville via les portes Aiguière et Evesque. Les principaux faubourgs sont ainsi le faubourg Saint-Eutrope et le faubourg Berthonnière, où se concentrent auberges, lieux d'accueils pour les pèlerins et tanneries, les faubourgs Saint-Vivien, Saint-Saloine et Saint-Macoult, organisés autour de leurs églises respectives, enfin le faubourg Saint-Pallais, par-delà le fleuve, dominé par son église paroissiale et surtout par l'abbaye aux Dames, l'un des principaux établissements religieux de la région.

Les premiers hôtels particuliers font leur apparition au et se développent plus encore au siècle suivant, sans toutefois modifier réellement le parcellaire médiéval. De cette époque datent notamment l'hôtel de Brémond d'Ars (1600), l'hôtel du Présidial (1610), l'hôtel Monconseil (1738) ou encore l'hôtel Viaud (1770).

Étouffant à l'intérieur de ses remparts, la ville est décrite comme une « petite et pauvre ville » où « les rues sont étroites et les maisons mal bâties » dans un article de l'Encyclopédie rédigé par Louis de Jaucourt. Conscient de cette situation, l'intendant Guéau de Reverseaux donne une impulsion nouvelle à la politique de grands travaux esquissée par son prédécesseur Auget de Montyon. Désireux « d'aérer la ville », il établit un nouveau plan de voirie, dont il confie la réalisation à l'ingénieur Duchesne, ordonnant également la démolition de la vieille enceinte urbaine et le percement de grands boulevards. De 1772 à 1776, de nombreux plans d'alignement sont menés en centre-ville, tandis que les bases des boulevards sont jetées en 1785.

[[Fichier:Hostellerie (Saintes).jpg|vignette|gauche|Le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine mêle architecture gothique et contemporaine.]]

Interrompus par la Révolution, les travaux reprennent durant presque tout le . De larges avenues arborées sont aménagées à l'emplacement des anciens remparts : le cours National (1815), le cours Reverseaux (1835), puis par-delà la Charente, l'avenue Gambetta. De riches négociants de cognac se font édifier d'imposantes demeures (château Rouyer-Guillet, villa Musso, maison Martineau), tandis que la ville se dote d'infrastructures publiques monumentales (hôtel de ville, palais de justice, théâtre Gallia) ou plus discrètes (école Nicolas-Lemercier).

Le développement du nœud ferroviaire de Saintes conduit à la création d'un quartier cheminot autour de la gare (remplacée en 1900 par l'édifice actuel) et des ateliers de chemins de fer. De nombreux édifices datant de cette période portent la marque des architectes Marc-Alexandre-Eustase Rullier (Caisse d'épargne, Petit-Séminaire, église Saint-Louis), Victor Fontorbe (sous-préfecture) ou Georges Naud (ancienne maison des Aveugles). Le début du voit quant à lui l'introduction discrète du style Art nouveau, que l'on retrouve notamment au temple protestant ou encore sur certaines maisons de la rue Cuvilliers (13) ou du cours National (64), tandis que d'autres bâtiments importants, construits à la même époque, sont d'un style plus éclectique, tel l'hôtel des Postes.

Le quartier de la gare, durement éprouvé par les bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale, est reconstruit à partir de 1951 sous la direction de plusieurs architectes, dont André Morisseau. Dans les années 1960 et 1970, la croissance urbaine impose la création de nouveaux quartiers d'habitat collectif sur le plateau de Bellevue (les quartiers de Bellevue et des Boiffiers) ou dans le nord de l'agglomération (La Fenêtre).

Les réalisations contemporaines, relativement peu nombreuses, incluent l'immeuble de la Mutualité sociale agricole, les immeubles de la Pinellerie, le nouveau musée archéologique (1995), variation sur le thème de l'Antiquité réalisée par Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, la rénovation du théâtre Gallia (2003), alliant formes contemporaines à une façade néo-classique, et le centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (2007) qui marie architecture gothique et contemporaine.

=== Logement === Le patrimoine immobilier de la commune est de nature très variée et diffère selon les quartiers que l'on traverse. Le centre ancien, partiellement inscrit dans un secteur sauvegardé (ZPPAUP), intègre de nombreuses demeures médiévales ou Renaissance ainsi que des hôtels particuliers datant principalement des . Au nord de cet ensemble, suivant approximativement le tracé des anciens remparts, l'axe formé par le cours National et qui se prolonge sur la rive droite par l'avenue Gambetta résulte d'un programme d'aménagement initié durant la période de la Restauration et qui s'est poursuivi durant une large partie du siècle. Ces larges artères sont bordées d'immeubles aux façades rigoureusement alignées, donnant à cet ensemble éclectique une certaine cohésion.

Le quartier de la gare, sérieusement endommagé par des bombardements en 1944, et une partie du plateau de Bellevue (embryon du quartier du même nom) ont vu se développer dans l'immédiat après-guerre des expériences de Castors (sociétés coopératives visant à reconstruire de nouveaux logements sur le principe de l'entraide) afin de lutter contre la pénurie de logements qui sévissait à cette époque. Malgré la politique d'urbanisation massive du plateau de Bellevue dans les années 1960 et 1970 qui transforme radicalement le lieu (construction des grands ensembles de quartiers de Bellevue et des Boiffiers), la « Cité fleurie » (58 pavillons avec jardins) témoigne aujourd'hui encore de cette expérience innovante.

Au nombre de . Deux bailleurs sociaux sont chargés de leur gestion : la SEMIS (Société d'économie mixte immobilière de la Saintonge) et l'OPMHLM (Office public municipal d'habitation à loyer modéré) (à mettre en parallèle avec les prix relevés dans les autres agglomérations du département : à Rochefort, à La Rochelle, à Royan), les primo-accédants tendent de plus en plus à s'installer dans les communes périphériques, accentuant le phénomène de vieillissement de la population.

=== Projets urbains === ==== Projet Saint-Louis-Saintes 2030 ==== Le site libéré par l'ancien hôpital Saint-Louis, sur la colline du Capitole, va permettre la création d'un nouveau quartier en plein centre-ville, sur une superficie de . Le projet, baptisé Saint-Louis-Saintes 2030, a été présenté au concours d'architecture Europan 2010, qui permet à de jeunes architectes européens d'imaginer des immeubles de logements, des commerces ainsi que des services publics. Cinq villes françaises y participaient.

En avril 2011, c'est le projet Conexcité (équipe MWAB) qui a finalement été retenu. Il propose la création d'un éco-quartier constitué de logements et de commerces, regroupés autour de grandes esplanades-belvédères piétonnes donnant sur le centre historique, et offrant des vues panoramiques sur les principaux monuments saintais : cathédrale Saint-Pierre, abbaye aux Dames et basilique Saint-Eutrope.

Le logis du gouverneur () et l'église Saint-Louis () seront intégrés au nouveau quartier. Un grand mail piétonnier permettra de faire la jonction entre le nouveau quartier et le cours Reverseaux.

==== Programme de rénovation urbaine ==== Prévus par le Programme de Rénovation Urbaine (2007), les travaux de réhabilitation de plusieurs quartiers d'habitat collectif situés en périphérie (le Vallon, la Fenêtre, Saint-Sorlin) ont été engagés en 2008 avec la destruction des quatre principales tours de la cité du Vallon, devenues vétustes. La transformation du quartier devrait prendre forme au printemps 2011, tandis que 186 autres logements datant des années 1960 devraient être réhabilités.

Le programme de rénovation urbaine prévoit en outre un réaménagement partiel des deux principaux quartiers d'habitat collectif de l'agglomération, les quartiers de Bellevue et celui des Boiffiers. Outre la reconstruction de certains logements et l'extension du parc locatif dans le quartier des Boiffiers, sont également prévues l'implantation de nouveaux commerces de proximité et une meilleure desserte par le réseau de transports urbains.

La construction d'un centre nautique dans le quartier de Recouvrance a débuté au mois de juin 2010. Ce vaste complexe devrait intégrer des espaces consacrés à la détente, à la relaxation et à l'apprentissage autour de trois bassins principaux (un bassin olympique, un bassin de et une piscine d'extérieur). L'ouverture du centre est prévue pour 2012.

=== Environnement ===

==== Occupation des sols ==== La commune de Saintes, relativement étendue et englobant des surfaces marécageuses, a pour particularité d'être constituée à 67 % de territoires agricoles, à 5 % de forêts et milieux semi-naturels et à 28 % seulement de territoires urbanisés.

==== Natura 2000 ==== [[Fichier:Prairie de la Palu.jpg|thumb|La prairie de la Palu est un espace naturel protégé dans le cadre du réseau européen Natura 2000.]]

L'espace naturel protégé de la prairie de la Palu forme un ensemble de plus de de prées (prairies inondables) situées à proximité immédiate du centre-ville. La présence d'espèces végétales rares (naïade marine, rorippe des forêts, scirpe maritime) et de zones de reproduction et d'hivernage pour de nombreuses espèces ornithologiques (faucon crécerelle, fuligule morillon, héron cendré, bergeronnette printanière) ont valu à une partie du site (environ ) d'être classée en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I et désigné comme Site d'Intérêt Communautaire dans le cadre du réseau Natura 2000. L'aménagement du site en pôle nature est en cours de réalisation. Une fois réalisé, ce dernier devrait intégrer une maison de la nature, des sentiers de promenade, des postes d'observation, un arboretum et plusieurs jardins thématiques.

En 2009, les membres de la Jeune chambre économique de Saintes ont entrepris la réalisation d'une signalétique innovante utilisant la téléphonie mobile et la technologie Bluetooth pour permettre aux promeneurs de se familiariser avec la faune et la flore de cet espace naturel préservé. Baptisée Tous à la Palu, la nature dans ton portable, cette expérience devrait permettre à terme la diffusion de mini-documentaires consacrés aux espèces animales et végétales protégées vivant sur le site.

=== Réseaux techniques === ==== Eau potable ==== [[Fichier:Château d'eau de Bellevue.jpg|vignette|Le château d'eau du quartier de Bellevue.]] La ville de Saintes est alimentée en eau potable par captation au lieu-dit Lucérat, en bordure de la Charente, en aval du quai des Roches. L'usine d'eau de Diconche, exploitée par Veolia Eau, construite en 1989 à proximité immédiate de la captation, permet de traiter l'eau issue d'une nappe captive pour la rendre potable. Trois réservoirs, situés en périphérie de la ville, permettent la distribution de l'eau dans les zones d'altitudes plus élevées. Ces réservoirs sont ceux de Beaulieu, des Boiffiers et de Saint-Rémy.

Le captage de Lucérat permet non seulement l'approvisionnement en eau via une première ligne de la ville de Saintes mais aussi du syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) de Chaniers et via une seconde ligne du syndicat des eaux 17 (alimentation en période estivale du réseau littoral).

Une moyenne de d'eau potable sont distribués par an. La première ligne (Saintes et Chaniers) produit une moyenne de par jour (pointe de par jour) et la seconde ligne (SDE 17) produit quant à elle par jour (pointe estivale de par jour).

La ville dispose également d'une station d'épuration d'une capacité de équivalents habitants pour un débit de /jour par jour. Située à Lormont, elle a été inaugurée en 1968. Cette unité de traitement permet de recycler les boues par aération prolongée, lesquelles sont ensuite employées en agriculture biologique, dans le cadre du plan d'épandage. Plusieurs communes de la périphérie saintaise sont également raccordées au réseau

==== Collecte des ordures ménagères ==== La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de la communauté de communes du Pays santon. Sous son impulsion, un système de tri sélectif a été mis en place à partir de 1998, lequel concerne essentiellement les emballages usagés, le papier et le verre. Ces déchets sont ensuite acheminés vers le centre de tri de Brassaud ou vers le centre de compostage de Chermignac pour y être recyclés.

Cette expérience a été suivie en 2001 d'un service de collecte en porte à porte, d'un système de collecte des déchets encombrants (à la demande), tandis que les déchets spéciaux (piles, produits pharmaceutiques et/ou médicaux) font l'objet de collectes spécifiques.

Les déchets ménagers non-recyclables sont envoyés pour partie vers le site de retraitement de Chermignac, où ils servent de combustible pour la production de ciment. Ce dispositif vise tout à la fois à réaliser des économies sur le budget communal (le coût de retraitement de ces déchets est ainsi inférieur d'environ 20 % par rapport au simple enfouissement.

Quatre déchetteries sont implantées sur le territoire de la communauté de communes, dont trois dans la commune de Saintes. Les déchetteries de Saintes-Ouest et de Saintes-Nord sont plus spécifiquement ouvertes aux particuliers, et concernent avant tout la collecte du matériel électroménager et électronique, des déchets recyclables, des gravats et du tout-venant (mobilier, tissus, palettes…).

La déchèterie artisanale des Charriers est ouverte à la fois aux particuliers et aux professionnels, tandis que la déchèterie de Brassaud, dans la commune de Chermignac, accueille uniquement les déchets verts (végétaux).

==== ADSL ==== L'ADSL est disponible depuis 2001 à Saintes. La télévision par ADSL est arrivée en 2006. Trois répartiteurs téléphoniques sont implantés sur la commune : Ormeau de Pied (NRA HD), B Rive Droite et Bastion, tous dégroupés par au moins un opérateur alternatif. Saintes disposait également de huit points Wi-Fi en 2009.

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet @@@ »

==== Services ==== En 2009, la mairie a mis en place un service de « SMS citoyens » permettant aux personnes intéressées par les événements de l'agglomération d'être directement informées par SMS sur leurs téléphones portables. Après inscription, les utilisateurs de ce service peuvent recevoir des actualités sur les alertes météorologiques prévues ou en cours (plan canicule, crues de la Charente), la vie de la communauté (manifestations, fêtes, réunions publiques, date des conseils municipaux) ou les infos pratiques (accidents, travaux, état du trafic).

== Toponymie == Saintes s’est appelée Mediolanum Santonum durant l’Antiquité, et se référant à la position centrale de l'agglomération au sein du territoire occupé par les Santons. Le terme Mediolanum, que l'on retrouve dans le nom de plusieurs villes antiques (Mediolanum - Milan, Mediolanum Aulercorum - Évreux) finit par disparaître progressivement, la ville étant désignée sous le nom de Santonica Urbs ou Urbs Santonorum dès le .

Saintes était la capitale de la cité gauloise des Santones dont elle a pris le nom au .

Au , les chartes indiquent une Sanctonas qui devient Sanctone au et Xainctes (parfois orthographié Xaintes) à la fin du Moyen Âge.

Si le nom actuel de la ville est attesté dès le (on le retrouve en toutes lettres dans un article de l'Encyclopédie sous la plume de Louis de Jaucourt.

Le terme Santonica (Urbs) est également à l'origine du terme Sénte qui désigne la ville en Saintongeais.

Langues saintongeaise et occitane ont laissé des traces dans de nombreux toponymes de la commune. Le terme « puy » et ses différentes déclinaisons (pui, puj, pouil) désigne ainsi une hauteur, de même que les mots « crête » (ex. : crête des Chavèches), « terrier », « butte » (ex. : butte des Signaux), « motte » ou « montée » (ex. : La montée, Aux montées), par opposition aux « prairies » ou « prées » (ex. : La prée basse, prairie du Maine, de Saint-Sorlin), souvent en bord de Charente, aux « fonds » (à ne pas confondre avec font, qui désigne une source ou une fontaine), « baisses » ou « combes » (ex. : combe des Maréchaux, pré de la Combe). Le terme chail désigne un caillou et par extension, une terre très calcaire ; Palu, Pallu ou Palue, un marais (ex. : prairie de la Palu).

== Histoire ==

[[Fichier:Arc de Germanicus.JPG|vignette|L'arc de Germanicus (19 ), reconstruit sur la rive droite de la Charente, témoigne de l'antique Mediolanum Santonum.]] Des traces de fossés et des vestiges de céramiques datant de la période finale du Néolithique (-2900 à -2500 avant l'ère chrétienne) localisés à proximité du lieu-dit de Diconche témoignent de l'occupation précoce de l'actuel territoire communal par les hommes de la civilisation de Peu-Richard. En 2005, des fouilles effectuées au Petit Chadignac ont révélé la présence d’un camp néolithique ainsi que des enclos de La Tène ancienne.

S'il apparaît comme vraisemblable qu'un ou plusieurs oppida aient pu voir le jour sous l'impulsion du peuple celte des Santones, maîtres de la région depuis au moins le troisième siècle avant l'ère chrétienne, l'émergence d'une véritable ville n'est attestée qu'après la conquête du territoire par les armées romaines, soit au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne. Elle acquiert rapidement une importance considérable, devenant sous le principat d'Auguste la première capitale de la province romaine d'Aquitaine sous le nom de Mediolanum Santonum. Un premier aqueduc amène l'eau à Saintes en 20 .

La ville se pare d'imposants monuments romains sous le règne des Julio-Claudiens (amphithéâtre, arc de Germanicus), des Flaviens et des Antonins (thermes de Saint-Saloine). Vers le milieu du , elle compte sans doute entre et habitants et s'étend sur une superficie de près de . Près d'un siècle plus tard, invasions et périodes d'anarchie conduisent au repli de la cité dans un castrum ceint par un rempart édifié à l'aide de matériaux issus du démantèlement de plusieurs basiliques et mausolées. Cette époque voit sans doute l'introduction du christianisme sous l'impulsion de celui que la tradition donne pour premier évêque et martyr, Eutrope.

Les profondes modifications de la topographie urbaine n'empêchent pas la cité de demeurer un centre intellectuel relativement important, accueillant notamment le poète et grammairien Ausone.

Le Haut Moyen Âge est marqué par une succession d'invasions (Wisigoths, Vikings et Sarrasins) et par une relative instabilité politique qui voit la cité être intégrée à deux reprises à un royaume d'Aquitaine, d'abord sous la houlette de rois mérovingiens, puis de rois carolingiens. Cette période d'instabilité culmine aux avec la vacance du siège épiscopal (864-989) et la mort sans successeur du dernier comte de Saintes, Landri (866). [[Fichier:Chemins-Saint-Jacques-PM-en-France fr.svg|vignette|gauche|Saintes sur la Via Turonensis. La ville est une halte jacquaire depuis le .]] Au , la ville, désormais intégrée au duché d'Aquitaine, voit la consolidation de ses remparts et l'érection d'un château fort sur la colline du Capitole. Dans le même temps, les clunisiens prennent en charge la construction d'une basilique consacrée à Saint-Eutrope, laquelle devient rapidement une halte sur le chemin des pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. En parallèle est fondé une abbaye bénédictine pour femmes sur la rive droite de la Charente : l'abbaye aux dames.

Le remariage de la duchesse Aliénor d'Aquitaine avec le comte d'Anjou Henri II Plantagenêt, futur roi d'Angleterre, conduit à l'intégration de la province à un ensemble anglo-aquitain. En 1242, une révolte du comte de la Marche Hugues X de Lusignan contre le roi Louis IX conduit à la levée d'une armée par le souverain français et au débarquement d'un corps expéditionnaire mené par le duc d'Aquitaine et roi d'Angleterre Henri III. La rencontre entre les deux armées, connue sous le nom de bataille de Taillebourg, a lieu sous les remparts de Saintes. Vaincu, le duc d'Aquitaine n'a d'autre solution que d'entériner la perte d'une partie de la Saintonge, la cité devenant une ville-frontière entre domaines français et anglo-aquitain.

En 1360, avec le traité de Brétigny, la ville, comme toute la Saintonge septentrionale, repasse aux mains des Anglais. Du 11 au 14 octobre 1361, Jean Chandos, lieutenant du roi Édouard III d'Angleterre et connétable d'Aquitaine, chargé d'appliquer le traité de Brétigny en particulier en Basse Saintonge, prend possession de la ville. Les « consuls » lui en remettent les clefs, ainsi que celle du pont. Jean Chandos les confie à Jehan de Boursy qui est nommé gouverneur. Puis il reçoit les serments de fidélité au roi d'Angleterre des principales personnalités de la ville.

La ville est définitivement rattachée à la France en 1404.

En mai 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère. En faveur de Saintes, il précise encore, en août 1476, les droits de la ville.

Au , les conflits entre factions catholiques et protestantes conduisent à la destruction partielle de plusieurs monuments de la ville. La paix revenue voit le développement d'une politique de contre-Réforme marquée par l'implantation de nombreux ordres religieux, tandis que la relative tolérance vis-à-vis des huguenots s'amenuise au fil des années, provoquant une émigration d'une partie de la population réformée.

Le voit la cité se doter d'un plan d'urbanisme moderne. Des intendants tels que Guéau de Reverseaux engagent une politique de grands travaux se traduisant notamment par le percement de grandes artères rectilignes destinées à « assainir » la ville. Des hôtels particuliers sont élevés, tandis qu'est fondée une éphémère école de chirurgie. [[Fichier:Hôtel des Postes de Saintes.jpg|vignette|L'hôtel des postes est situé sur le cours national.]] Le 24 janvier 1789, le roi Louis XVI signe un édit convoquant les États-Généraux à Versailles pour le mois de mai. Les trois ordres désignent leurs représentants au mois de mars. La sénéchaussée envoie huit députés, parmi lesquels Jean-Frédéric de La Tour du Pin, un des deux représentants de la noblesse, Pierre-Louis de La Rochefoucauld, évêque de Saintes, un des deux représentants du clergé, et Jean-Nicolas Lemercier, seul député saintais du Tiers-État. Le printemps et l'été 1789 sont marqués par de grandes manifestations patriotiques, tandis que la Grande Peur atteint Saintes le 30 juillet. La rumeur s’arrête à Saintes, mais l’épisode vaut au maire Gaudriaud d’être destitué et entraîne la création rapide d’une Garde nationale. Un comité permanent constitué de 24 membres prend en main les destinées de la ville, sous la direction de Jacques Garnier. Une de ses missions est de faire la chasse aux « accapareurs » et autres « monopoleurs » qui constituent des stocks de grains et font monter le prix du pain. En 1790, Saintes devient chef-lieu du tout jeune département de la Charente-Inférieure, non sans contestations, La Rochelle et Saint-Jean-d'Angély revendiquant également de recevoir les administrations centrales du département.

La constitution civile du clergé marque un tournant dans les événements. Le pape s'étant montré hostile à cette décision unilatérale, l'évêque de Saintes Pierre-Louis de La Rochefoucauld refuse de prêter le serment constitutionnel, même si les curés jureurs sont majoritaires dans le district (62 %). Arrêté, conduit à Paris, il est assassiné au mois de septembre 1792 lors des massacres de Septembre. Peu après la chute de la royauté, une convention est organisée. Jacques Garnier et André-Antoine Bernard, dit de Saintes (député à la convention et futur membre du comité de sûreté générale) sont élus. Lorsque la Terreur est déclarée « à l'ordre du jour », une guillotine est installée sur l'actuelle esplanade du Maréchal-Foch. Les églises et couvents, vendus comme biens nationaux, sont reconvertis par les bourgeois les ayant acheté en étables ou greniers ; la ville se sert de quelques-unes comme prison pour les prêtres réfractaires. Après l’épuration qui suit le coup d’État du 9-Thermidor, la fin de la décennie reste agitée : la municipalité est destituée après le coup d'État du 18 fructidor an V (1797), et seules les armes empêchent les jacobins de remporter les élections suivantes, le 22 floréal an VI.

En 1802, une réorganisation des circonscriptions ecclésiastiques fait perdre à Saintes son statut d'évêché. L'ancien diocèse de Saintes est rattaché à celui de La Rochelle. Huit ans plus tard, la préfecture est transférée à La Rochelle, marquant le début d'une période de marasme économique qui ne prend fin que sous le Second Empire.

L'arrivée du chemin de fer en 1867 et la création d'ateliers de réparation conduisent au développement d'un quartier cheminot relativement important. Ce dernier est l'un des plus touchés par le bombardement du 24 juin 1944, au cours duquel périssent près de 300 personnes. La reconstruction de la ville se termine en décembre 1956.

La valorisation du patrimoine de la commune conduit à l'obtention du label des villes d'art en 1967, puis de ville d'art et d'histoire en 1986.

== Administration et politique ==

L'hôtel de ville est aménagé en 1832 dans l'ancien doyenné du chapitre épiscopal. Ravagé par un violent incendie en 1871, le bâtiment est repris par l'architecte Charles Brouty.

=== Tendances politiques et résultats ===

L'importance du secteur industriel (et particulièrement des ateliers de réparation des chemins de fer) a longtemps favorisé la prégnance des idées socialistes et radical-socialistes. Malgré quelques parenthèses (1971-1977 et 2001-2008) les élections municipales organisées depuis 1919 sont ainsi toutes remportées par des candidats de gauche (PRS d'abord, SFIO puis PS ensuite).

Les résultats des deux derniers scrutins présidentiels illustrent également cette tendance : au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, le candidat socialiste Lionel Jospin arrive ainsi en tête (18,99 %) devant ses adversaires Jacques Chirac (18,12 %) et Jean-Marie Le Pen (12,24 %) ou départemental (30,09 %) mais reste néanmoins largement au-dessus de sa moyenne au niveau régional (22,22 %). Le taux d'abstention enregistré dans la commune est relativement faible au regard du précédent scrutin, s'établissant à 17,05 %.

Lors du second tour opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, c'est Ségolène Royal qui remporte le plus grand nombre de suffrages (54,09 %) avec près de dix points de plus que Nicolas Sarkozy (45,91 %). La mobilisation des électeurs de tous bords explique un taux d'abstention exceptionnellement bas (15,92 %).

La relative prédominance des partis de gauche est nettement moins marquée dans le résultat des élections législatives de la troisième circonscription (centrée sur Saintes), lesquels se caractérisent par une alternance entre gauche et droite depuis près de vingt ans. Ainsi, lors des élections de 1988, si le candidat du PS Roland Beix remporte le scrutin dès le premier tour, celui-ci doit laisser son siège de député au RPR Xavier de Roux aux élections de 1993. Quatre ans plus tard, ce dernier doit à son tour s'incliner face au candidat du PS Jean Rouger, avant de retrouver son siège à la faveur du scrutin de 2002. L'alternance se poursuit en 2007 avec l'élection de la candidate socialiste Catherine Quéré.

Les élections municipales de 2001 voient la victoire de la candidate DVD Bernadette Schmitt face au candidat PS Jean Moulineau. Celle-ci devient ainsi la première femme à occuper le poste de maire de Saintes.

Le premier tour des élections municipales de 2008 est marqué par une courte avance de Jean Rouger (28,89 %), tête de liste de « Saintes en harmonie » (PS) face à la candidate sortante Bernadette Schmitt (26,47 %) et sa liste « Faisons battre le cœur de Saintes » (DVD). Arrivé en troisième position, Philippe Callaud (16,04 %), tête de liste de « Saintes Citoyenne 2008 » (PRG) se désiste en faveur de Jean Rouger.

=== Mairie et conseil municipal ===

Depuis 1947, six maires se sont succédé à Saintes:

=== Région === À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

=== Cantons === Jusqu'en 2015, la ville est le chef-lieu de trois cantons (Saintes-Nord, Saintes-Ouest et Saintes-Est) regroupant au total vingt communes.

Pour les élections départementales de mars 2015, le nombre de cantons du département diminue, passant de 51 à 27. Les trois cantons de Saintes disparaissent et la commune fait alors partie du canton de Saintes dont elle est le bureau centralisateur.

=== Intercommunalité === Saintes fait partie de la communauté d'agglomération de Saintes qu'elle préside et qui regroupe 35 communes. Cette importante intercommunalité est également située dans le Pays de Saintonge romane dont le siège administratif est aussi fixé à Saintes.

Le réseau de villes Charente-Océan lie les municipalités de Saintes en Charente-Maritime et celle de Cognac en Charente. Cette alliance des deux villes, distantes de seulement , a été facilitée par le rapprochement politique des deux municipalités à la suite du basculement à gauche aux élections de 2008. D'autres villes sont pressenties pour rejoindre ce réseau : Angoulême, Châteauneuf-sur-Charente, Jarnac, Tonnay-Charente et Rochefort. Des coopérations autour du fleuve de la Charente dans les domaines du tourisme, du patrimoine, de l'économie ou du sport sont envisagées.

=== Budget et fiscalité === Le budget municipal principal 2008 se montait à dont d'investissement et de fonctionnement.

En 2009, la taxe d'habitation prélevée par la commune était de 15,55 %. La taxe foncière sur les propriétés bâties était de 30,52 % tandis que la taxe foncière sur les propriétés non bâties était de 46,30 %.

Lors du débat d'orientation budgétaire qui s'est tenu au mois de novembre 2009, les membres de la majorité se sont prononcés pour une augmentation de 17 % de la taxe foncière en 2010. Cette augmentation doit permettre de couvrir une partie des dépenses du programme de rénovation urbaine (rénovation des logements sociaux, mise en valeur du site Saint-Louis et revitalisation de la rive droite notamment).

=== Instances judiciaires et administratives ===

==== Juridictions ==== [[Fichier:Saintes Palais de Justice dumsomere 2.jpg|vignette|Le palais de justice, siège de la cour d'assises.]] Le palais de justice de Saintes est le siège de la cour d'assises de la Charente-Maritime. Ses locaux abritent également un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance et un tribunal de commerce. Le conseil des prud'hommes est établi dans un bâtiment distinct.

La commune dépend par ailleurs de la cour d'appel et du tribunal administratif de Poitiers, de la cour administrative d'appel de Bordeaux et du tribunal pour enfants de Rochefort.

La réforme de la carte judiciaire voulue par Rachida Dati entraînera le déménagement du tribunal pour enfants de Rochefort vers Saintes en janvier 2011.

La ville de Saintes dispose d'une maison d'arrêt destinée à recevoir les prévenus ainsi que les condamnés à une peine n'excédant pas un an. Lui est adjoint un service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) chargé notamment de la réinsertion des prisonniers.

==== Événements ==== Créés en 1994, les « Entretiens de Saintes » étaient un colloque annuel réunissant professionnels du droit (magistrats, avocats, bâtonniers), ministres et élus de tous horizons autour de thèmes liés à l'actualité judiciaire. En 2009, ce rendez-vous a été remplacé par les « Entretiens de Royan » qui devraient désormais se tenir chaque année dans la ville éponyme, distante d'une trentaine de kilomètres.

==== Forces de l'ordre ==== Située en zone de police d'État (compétence de la police nationale), la commune de Saintes est dotée d'un commissariat de police et d'une antenne du service départemental de l'information générale (SDIG). Cette dernière, assure le renseignement territorial sur l'ensemble de l'arrondissement.

La Gendarmerie nationale, compétente en zone rurale, a implanté son siège (gendarmerie nationale et gendarmerie d'autoroute) sur la commune.

Le taux de criminalité était de en 2005, montrant une légère augmentation des actes délictueux par rapport à l'année 2004 () sans toutefois atteindre le niveau de l'année 2003 (). D'une manière générale, les rapports de police relevaient une augmentation de plus de 10 % des actes de délinquance de voie publique entre 1996 et 2005, principalement en centre-ville et dans certains quartiers périphériques (la Fenêtre, Recouvrance notamment).

=== Jumelage et coopération ===

Au 29 septembre 2010, Saintes est jumelée avec : * * regroupe habitants, et son aire urbaine, qui inclut 40 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble habitants.

Ces différentes données font de Saintes la quatrième agglomération urbaine de la Charente-Maritime, après La Rochelle, Rochefort et Royan, mais son aire urbaine la classe au deuxième rang dans le département, après celle de La Rochelle.

Au niveau régional, elle occupe la sixième place en Poitou-Charentes pour la ville intra-muros, la huitième place pour son agglomération urbaine en 2008 ; elle occupe également le sixième rang des aires urbaines picto-charentaises.

=== Évolution démographique ===

=== Analyse de l'évolution démographique entre 1999 et 2007 === [[Fichier:-25ansparcantonPC.jpg|vignette|Les moins de 25 ans en Poitou-Charentes. Cette tranche d'âge est particulièrement représentée dans le canton de Saintes-Ouest, qui apparaît ainsi comme l'un des cantons les plus « jeunes » de la région.]]

D'après les derniers chiffres publiés par l'Insee (recensement de 2007), la population de la ville de Saintes est de pour une superficie de 4555 hectares, soit une densité moyenne de population de . Durant la période comprise entre les recensements de 1999 et 2006, la population s'est accrue de , ce qui représente une variation annuelle de population de +0,5 %.

Après avoir subi une période de décroissance démographique lente mais continue depuis 1975, la ville repasse ainsi pour la première fois depuis trente ans au-dessus de la barre des . Affichant de nouveau un solde migratoire positif (+0,7 %) après des décennies de quasi-stagnation, la ville reste cependant faiblement déficitaire en ce qui concerne le solde naturel (-0,2 %), ce qui s'explique aussi bien par le vieillissement de la population que par la fuite des jeunes ménages vers les communes périphériques.

Ainsi, le taux de natalité ne cesse de chuter depuis 1968 (il s'élevait alors à contre seulement en 2006), tandis que le taux de mortalité, qui tendait pourtant à diminuer (de en 1968 à en 1990), s'est largement accru durant la période 1990-2006, atteignant même les en 2006.

L'aire urbaine de Saintes est formée de 31 communes totalisant quelque (2006) ce qui en fait la urbaine de France. Elle n'inclut cependant pas la troisième couronne périurbaine de la ville, constituée d'une quinzaine de communes résidentielles situées dans un rayon compris entre 12 et de la ville-centre, faisant de Saintes le cœur d'un bassin de vie potentiel de .

=== Pyramide des âges === La population saintaise au recensement de 2013 est composée de pour . Si l'on analyse le détail des tranches d'âges, ce sont les 45-59 ans qui sont les plus nombreux (respectivement 20,7 % pour les hommes et 21,5 % pour les femmes), suivis par les 15-29 ans (18,5 % et 14 %) et les 60-74 ans (17,7 % et 20 %).

== Population et société == === Immigration === La population immigrée établie dans la commune représentait en 1999 (soit 2,3 % de la population totale). La population étrangère représentait quant à elle 1,2 % de la population communale.

Les principaux pays d'origine de cette catégorie de la population sont les pays du Maghreb (essentiellement le Maroc et l'Algérie) du sud de l'Europe (Espagne) et de l'Europe orientale. 48 % des immigrés résidant dans la commune sont originaires des pays d'Afrique et du Maghreb et 15 % proviennent d'Europe de l'Est (chiffres établis en 1999). Selon les derniers chiffres de l'académie de Poitiers, le collège accueille pour . Il dispose d’une unité pédagogique d'intégration (UPI) et propose plusieurs matières optionnelles dont le latin et la musique. Des stages professionnels de trois heures hebdomadaires sont également proposés aux élèves qui souhaitent se familiariser avec le monde du travail. Le collège a bénéficié en 2008 de travaux de modernisation engagés par le conseil général, lesquels ont conduit à la création d'une salle polyvalente de , d'un amphithéâtre et d'un nouvel abri-vélo. Conduits dans le cadre du projet de modernisation des collèges du département, les travaux de réaménagement ont coûté 1,5 million d'euros.

Le collège Edgar-Quinet est implanté dans le quartier des Boiffiers, dans la partie sud-ouest de l'agglomération. Comptant pour (année scolaire 2009-2010), il propose deux sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) : une SEGPA d'enseignement général et une SEGPA d'enseignement professionnel. Agroalimentaire, bâtiment, services aux collectivités ou structures métalliques figurent parmi les filières proposées. Le collège propose également des classes européennes et des classes bilingues. Des stages d'immersion professionnelle de six heures hebdomadaires sont obligatoires. Les locaux du lycée abritent également le GRETA, le PAQI (pôle d’accompagnement à la qualification et à l’insertion) et un espace entreprise destiné à favoriser l'emploi des jeunes diplômés issus de l'établissement.

Le lycée polyvalent régional Bellevue est créé en 1960 comme lycée nationalisé de jeunes filles de Saintes avant de s'ouvrir à la mixité en 1969. Il se situe dans le quartier de Bellevue, au sud-ouest de l'agglomération. Comptant 870 élèves pour 71 professeurs (année scolaire 2009-2010), il propose des filières générales, technologiques et professionnelles, dont plusieurs classes européennes. Parmi les options proposées figurent le latin, la spécialisation en latin, le grec ancien ou les démarches et culture scientifiques.

Le lycée Notre-Dame de Recouvrance est un lycée d'enseignement général privé. Il propose une classe de seconde générale et quatre classes de première et de terminale (filière économique et sociale, littéraire, scientifique et sanitaire et social).

===== Les lycées professionnels ===== La commune abrite deux lycées professionnels publics auquel s'ajoute un lycée professionnel privé.

L'EREA Théodore-Monod ou Établissement régional d’enseignement adapté est un établissement spécialisé géré par la région. Établi dans le quartier des Boiffiers, sa fonction est de former des jeunes en difficultés afin de leur permettre une bonne insertion professionnelle. Il accueille 154 élèves pour 25 enseignants et propose des formations SEGPA assistant technique en milieux familial et collectif, construction maçonnerie béton armé, horticulture et menuiserie agencement, ainsi que plusieurs CAP dont un CAP agricole en travaux paysagers.

==== Enseignement supérieur ==== [[Fichier:Ecole de l'Armée de l'Air de Saintes2.jpg|vignette|gauche|École d'enseignement technique de l'armée de l'air.]] L'agglomération compte un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) auquel s'ajoute un institut de formation des aides soignants (IFSA), tous deux localisés dans la cité hospitalière nouvellement créée.

L'école d'enseignement technique de l'armée de l'air (EETAA) est également implantée depuis 1949 sur les communes limitrophes des Gonds et de Thénac. Elle dispense une formation générale, scientifique, militaire et sportive, l'admission à cette école étant conditionnée à la réussite d'un concours d'admission comportant des épreuves de mathématiques, de français et de physique. Les cours comprennent un stage de formation militaire de trois semaines en début d'année, auquel s'ajoute un stage complémentaire de sept semaines à la fin de la première année. Elle accueille trois unités de formation : le cours d'enseignement technique de l'armée de l'air (CETAA 00310), le centre de formation militaire élémentaire (CFME 00325) et centre militaire de planeurs (CMP 25.535).

Enfin, la ville accueille le Centre d'étude d'architecture et d'urbanisme (CEAU), un établissement d'enseignement supérieur américain destiné à la recherche et à l'apprentissage des techniques d'aménagement urbain. Fondé en 1990, il dépend désormais de l'université de la Californie méridionale après avoir longtemps été rattaché à l'université de Houston.

=== Crèches et centres de loisirs === Le service éducation enfance de la ville de Saintes supervise les activités de cinq crèches réparties dans l'ensemble de la commune. La crèche collective Les lutins est une structure permettant l'accueil d'enfants âgés de dix semaines à trois ans. Il en est de même pour la crèche familiale Les calinous, dont l'équipe se compose d'assistantes maternelles agréées par le conseil général. La halte-garderie À petits pas est implantée dans le quartier Saint-Pallais, sur la rive droite. Elle accueille les enfants jusqu'à l'âge de quatre ans, tandis que l'association Les p'tites canailles s'occupe de l'accueil des enfants de 18 mois à 5 ans dont les parents résident dans les quartiers des Boiffiers et de Bellevue. Enfin, La passerelle est un lieu géré par la municipalité conçu comme un « lieu d'éveil et d'apprentissage social » pour les jeunes enfants.

Trois centres de loisirs accueillent les enfants de la commune : le centre de loisirs La Rimbambelle et le centre de loisirs maternel Les petits princes sont destinés aux plus jeunes (de 3 à 6 ans) tandis que le centre de loisirs Le Pidou prend également en charge les enfants de 4 ans jusqu'à l'âge de 16 ans. Ce dernier propose également de manière ponctuelle des séjours en sports d'hiver ou des sessions de surf, de voile ou d'équitation pendant l'été.

=== Santé ===

[[Fichier:Centre hospitalier de Saintonge à Saintes, 2009.jpg|vignette|Esplanade et hall d'accueil du Centre Hospitalier de Saintonge (CHS).]] Plusieurs années de travaux ont abouti à la création d'une cité hospitalière localisée dans la partie occidentale de l'agglomération. Regroupant infrastructures de soins et infrastructures de formation, elle s'est vue complétée par un nouveau centre hospitalier dont l'inauguration est intervenue en 2007. Baptisé Centre Hospitalier de Saintonge, il remplace l'ancien hôpital Saint-Louis, aujourd'hui désaffecté.

Le centre hospitalier se compose de huit pôles cliniques et médico-techniques, chacun ayant à sa tête un praticien hospitalier, un coordonnateur paramédical et un directeur référent, membre de l'équipe de direction. Ces pôles sont respectivement dévolus à la médecine spécialisée (unité de cardiologie, de soins intensifs, de neurologie, d'oncologie, de néphrologie, d'hémodialyse, de gastro-entérologie, de pneumologie, de neurologie et de gériatrie), à la chirurgie (unité de chirurgie orthopédique et traumatologique, de chirurgie digestive, de chirurgie urologique, de chirurgie ORL et de chirurgie gynécologique) ou encore à la psychiatrie (unité de psychiatrie adulte et de psychiatrie infanto-juvénile). Un service de maternité, de pédiatrie, de réanimation et d'urgences sont également intégrés au centre hospitalier. [[Fichier:Centre hospitalier de Saintonge.jpg|vignette|gauche|Le pavillon Prévention - Social - Santé publique du CHS.]] Le centre hospitalier est formé d'un bâtiment central de trois niveaux accueillant l'essentiel des services, tandis que certaines unités sont implantées dans des annexes encadrant le bâtiment principal. Plusieurs hôpitaux de jour dépendent du centre hospitalier : ce sont l'hôpital de jour Le Pérat (pour adultes), l'hôpital de jour La Chadène (pour enfants) et l'hôpital médico-chirurgical. De même, plusieurs centres d'aides pour enfants et adolescents en souffrance psychologique fonctionnent de concert avec le centre hospitalier : ainsi du CAP'Ado (Centre d'aide psychologique pour adolescents) ou du CAMPE (Centre d'aide médico-psychologique à l'enfance). LAPS'Ado est une unité d'hospitalisation spécifique pour les adolescents en difficulté.

La cité hospitalière accueille également l'hôpital des Arènes, situé rue Paul-Doumer. Ce dernier est plus spécifiquement orienté vers les soins de longue durée ou de réadaptation. Une structure d'accueil pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) y a été aménagée. Au total, l'établissement dispose de 141 places au maximum.

Deux instituts de formation sont établis dans le périmètre de la cité hospitalière : l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et l'institut de formation des aides soignants (IFAS).

La ville de Saintes est également équipée d'une clinique privée, la clinique Richelieu. Cette dernière est plus spécifiquement tournée vers la chirurgie (viscérale, orthopédique, buccale et ophtalmogique).

=== Sports ===

==== Équipements sportifs ==== [[Fichier:Stade Yvon Chevalier (Saintes).jpg|vignette|Le stade Yvon-Chevalier.]] Le principal stade de la ville est le stade Yvon-Chevalier, situé dans le quartier de Recouvrance. Inauguré en 1977, il dispose de (dont ) et est le principal lieu d'entraînement de l'équipe locale de football, l'ES Saintes. Le terrain principal, entièrement gazonné, est ceint par une piste d'athlétisme.

Quatre autres stades sont implantés à Saintes : le stade vélodrome, le stade Léo-Lagrange, le stade Robert-Loglet et le stade de la Boisnarderie, lequel est également équipé d'un court de tennis. Parmi les autres infrastructures sportives que compte la commune, citons par ailleurs le gymnase des Boiffiers ou le gymnase du Grand-Coudret, d'une capacité de . Ce dernier est depuis 1994 le lieu d'entraînement de l'équipe de handball du US Saintes HB.

La piscine couverte Louis-Starzinski est située le long du cours Charles-de-Gaulle, sur la rive droite de la Charente. La réalisation du centre aquatique Aquarelle (projet de l'architecte Eric Lemarié), accueille trois bassins supplémentaires ainsi que des espaces consacrés à la détente (piscine d'extérieur et parc attenant). Il a été validé en 2007, début des travaux en juillet 2010 et ouvert depuis le samedi 23 juin 2012.

Le quartier des Boiffiers accueille l'un des rares Snake bowl de l'hexagone. Construit en 1978, cet équipement se présente comme un parcours destiné à la pratique acrobatique du skateboard. Il se compose d'une piste d'élan en béton — ou snake — et de deux demi-sphères conçues pour réaliser des figures complexes, les bowls. Utilisé pour la pratique du street-skate, il sert également à la pratique du BMX. L'agglomération est également équipée d'une salle omnisports, de deux aires de skate-board, d'un dojo, d'une piste de bicross et d'une salle de bowling.

La maison départementale des sports Colette-Besson est venue compléter ces infrastructures. Inaugurée le 29 septembre 2008, elle est le siège du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 17), des comités départementaux de dix disciplines sportives, du bureau du district de football et de l'association profession sport et loisir (APSL 17). Au total, ce sont quelque licenciés sportifs - environ un tiers des effectifs départementaux - qui y sont représentés.

==== Les clubs ==== La ville abrite un club de football de niveau régional, l'ES Saintes, qui évolue en ligue du Centre-Ouest, un club de handball de niveau national, l'US Saintes HB, évoluant en championnat de France de D2 et un club de rugby évoluant en Fédérale 3, l'US Saintes Rugby.

==== Événements ==== Le tour de France cycliste a fait étape à trois reprises à Saintes : en 1936, 1937 et 1982.

La ville accueille chaque année depuis 1987 le triathlon de la Saintonge romane. Ce dernier se compose de trois épreuves : le triathlon sprint, ouvert à tous ( de natation, de course cycliste et de course à pied), le triathlon distance olympique, épreuve du championnat de France FCSAD ( de natation, de vélo, de course pédestre) et le triathlon avenir, réservé aux jeunes âgés de 6 à 14 ans. Les épreuves de natation sont disputées dans la Charente.

Saintes accueille également depuis 2003 les épreuves de la Copa del Sol, une compétition qui voit s'affronter chaque été les espoirs du tennis masculin.

==== Loisirs ==== Saintes est une étape sur le sentier de randonnée GR4 reliant Royan à la ville de Grasse, dans le département des Alpes-Maritimes. Deux autres sentiers de randonnées sont accessibles depuis le centre-ville : le GR 360 et le Sentier de Germanicus, un circuit balisé de permettant de mieux comprendre l'écosystème particulier des prairies inondables (prées) du fleuve Charente.

=== Cultes === [[Fichier:Eglise Saint-Vivien de Saintes (4).jpg|vignette|L'église Saint-Vivien.]] La commune dispose de lieux de cultes catholiques (rite romain actuel et sa forme tridentine), protestants (église réformée, église évangélique, témoins de Jéhovah), et d'un centre bouddhique.

Saintes appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes, lequel est intégré depuis 2002 à la province ecclésiastique de Poitiers. Elle est le siège d'un doyenné divisé en quatre secteurs pastoraux : Notre-Dame-de-Recouvrance, Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons, Pont-l'abbé-d'Arnoult-Saint-Porchaire et Saintes. Ce dernier regroupe les huit paroisses de Saintes intra-muros (Saint-Pierre, Saint-Eutrope, Saint-Vivien, Sainte-Colombe, Saint-Pallais, Sainte-Marie, Saint-Louis, Sainte-Eustelle) ainsi que plusieurs paroisses de communes environnantes.

L'église Sainte-Colombe, longtemps désaffectée, accueille depuis quelques années une communauté catholique suivant la forme tridentine du rite romain. [[Fichier:Temple de Saintes (2).jpg|vignette|gauche|Le temple protestant.]] La ville accueille également une maison diocésaine située dans le quartier de La Recouvrance. Aménagée dans les bâtiments de l'ancien petit séminaire, œuvre de l'architecte Marc-Alexandre-Eustase Rullier, elle s'articule autour d'un parc et de l'église Notre-Dame-de-Recouvrance, consacrée en 1892.

De nos jours, la maison diocésaine est essentiellement utilisée par les associations catholiques du diocèse ou pour des retraites spirituelles. Elle accueille également les scouts ou les pèlerins de passage. Certaines salles sont utilisées par des étudiants de l'Institut régional de travail social.

L'église réformée célèbre les offices dominicaux au temple protestant du cours Reverseaux, tandis qu'une église protestante évangélique est située rue du Colonel-de-Faucher. Le culte y est célébré chaque dimanche, des réunions de prière étant proposées en complément en semaine. Enfin, une salle du royaume des témoins de Jéhovah est située rue du Clair-Logis.

Un centre bouddhique propose des réunions et des séances de méditation zazen.

Un entrepôt situé près du cimetière Saint-Pallais a été aménagé et fait office, depuis , de salle de prière pour les musulmans.

Les autres confessions religieuses ne disposent pas de lieu de culte dans la commune.

=== Médias === ==== Presse écrite ====

La presse écrite est dominée par l'important quotidien régional Sud-Ouest. Bien qu'ayant son siège social à Bordeaux, ce dernier entretient une agence en centre-ville, laquelle est chargée de la rédaction d'une version spécifique du journal à destination de Saintes et de la Saintonge. Des journaux à tirage plus confidentiel sont également diffusés, parmi lesquels le magazine Saintes Trimestriel lancé par la municipalité en juin 2008. Ce dernier remplace le magazine Colonnes dont le et dernier numéro a paru en mars 2008.

Historiquement, l'apparition de la presse est assez précoce dans la capitale saintongeaise : c'est ainsi qu'est lancé un premier périodique, les Annonces et affiches des provinces de Saintonge et d'Angoumois dès 1786. Fondé par l'érudit saintais François-Marie Bourguignon, dit « Bourignon », il mêle actualités, articles scientifiques, politiques et littéraires. Bien qu'écrit essentiellement en français, il se distingue par la parution régulière d'articles en saintongeais. Renommé Journal de Saintonge et d'Angoumois, il devient Journal Patriotique et Littéraire de Saintes et du département de la Charente-Inférieure durant la période révolutionnaire, et cesse de paraître peu après. De nombreux journaux locaux prennent le relais au cours du , dont L'Indépendant de la Charente-Inférieure, le Rappel Charentais, le Moniteur-Courrier des Deux-Charentes, l’Appel au peuple des Charentes, la Liberté des Charentes, l’Alliance des Charentes et le Courrier des Deux-Charentes, lequel tire entre et exemplaires durant le Second Empire. Une majorité cesse de paraître durant la période de l'entre-deux-guerres.

==== Radios ==== Trois radios émettent des décrochages ponctuels à destination de l'agglomération saintaise : Virgin radio (93.7 FM), Terre Marine FM (103.4 FM) et Mixx FM (106.5 FM). L'actualité départementale est également couverte par France Bleu La Rochelle (103.9 FM).

==== Télévision ==== Trois émetteurs de télévision couvrent l'agglomération : l'émetteur de télévision principal de Niort-Maisonnay et les émetteurs de télévision secondaires de Saintes-Vélodrome et de Saintes-Place du Bastion. Tous trois diffusent les chaînes des offres gratuites et payantes de la TNT, dont les décrochages régionaux de France 3 Poitou-Charentes, les foyers équipés d'une antenne tournée vers l'émetteur de Niort-Maisonnay recevant en outre les programmes régionaux de France 3 Ouest.

Le 31 mai 2009, l'émetteur de Niort-Maisonnay a débuté la diffusion d'un nouveau multiplex, permettant la réception des premières émissions de télévision haute définition (HD).

Si la réception des émissions de la TNT depuis l'émetteur de Niort-Maisonnay est théoriquement possible à Saintes depuis le mois de mars 2005, la topographie de la commune explique cependant la présence de zones d'ombres et des altérations ponctuelles de signal. Ces inconvénients expliquent la mise en service de deux émetteurs secondaires au mois de juin 2008 : Saintes-Vélodrome, qui est une tour en treillis d'acier de de hauteur (déjà utilisée par TDF pour les émissions analogiques) et Saintes-Place du Bastion.

=== Associations === Plusieurs infrastructures sont utilisées comme lieu de réunion par les différentes associations communales. Parmi celles-ci, figurent la maison des associations, la salle Saintonge, la salle des camélias, la salle de la Récluse, la salle centrale, la salle Jean-Philippe-Rameau et l'espace Pierre-Mendès-France. Toutes ces infrastructures sont gérées par le service vie associative de la ville de Saintes. Outre les activités associatives, elles sont également utilisées ponctuellement pour des séminaires ou des conférences.

La Maison du Folklore, dans le quartier Saint-Pallais, sert de salle de répétition et de siège au groupe folklorique Aunis et Saintonge. Elle abrite également un petit musée ethnographique où sont notamment exposés des outils anciens et des poteries.

La commune abrite des associations culturelles (association de l'Abbaye-aux-Dames, groupe folklorique Aunis et Saintonge, Société d'archéologie et d'histoire, Association théâtre forum, Fédération association culture et loisirs solidarité), humanitaires et caritatives (Les Restos du Cœur, Amnesty International, Emmaüs, Alcooliques anonymes) ou encore patriotiques (fédération nationale des anciens combattants).

La franc-maçonnerie est présente à Saintes depuis 1744. Elle est actuellement représentée par quatre loges : Humanisme, affiliée au Grand Orient de France, Maillon maçonnique, rattachée à la Grande Loge de France, Lumière de Saintonge, d'obédience du Droit Humain, et Pierre de Saintonge, rattachée à la Grande Loge féminine de France.

=== Action sociale === La ville abrite une Maison de la solidarité, laquelle regroupe une douzaine d'associations ainsi que le centre communal d'action sociale (CCAS).

Une nouvelle Maison des aveugles, bâtiment contemporain dessiné par l'architecte Daniel Bergedieu, a été inaugurée en 2008. Elle est venue remplacer l'ancienne maison pour jeunes filles aveugles des sœurs de l'immaculée conception.

Une épicerie solidaire, baptisée EPISOL, a été inaugurée au mois de décembre 2007. Initiée par le centre communal d'action sociale, sa mission est d'assurer aux personnes bénéficiant de faibles revenus une aide alimentaire sur la base du libre choix des produits. L'épicerie solidaire est intégrée à une Maison des Consom'acteurs, une structure inaugurée en janvier 2008 permettant des échanges de service et des activités collectives. Cette dernière accueille ainsi depuis le 8 septembre 2008 le Réseau d’échanges réciproques de savoirs et de créations collectives.

=== Marché === La ville est équipée de halles, lesquelles sont situées en centre-ville, à proximité immédiate de la cathédrale. Des marchés se tiennent du mardi au dimanche en divers points de l'agglomération : le mardi et le vendredi matin le long du cours Reverseaux, le mercredi et le samedi matin sur la place de la Cathédrale, le jeudi et le dimanche matin dans le quartier Saint-Pallais. Chaque jeudi se tient également un marché hebdomadaire dans le quartier de Bellevue.

La foire de Saintes a lieu chaque premier lundi du mois. Fréquentée en moyenne par près de , elle demeure l'une des plus importantes de France. Autrefois essentiellement destinée à la vente des produits agricoles, elle présente aujourd'hui un plus large éventail de produits.

== Économie ==

Second pôle urbain de la Charente-Maritime, la ville de Saintes est également un important centre socio-économique dont l'influence s'étend au-delà des limites départementales, se faisant ressentir jusque dans la Charente voisine. Le bipôle Saintes-Cognac rassemble une population de habitants, dont actifs, l'ensemble réunissant à lui seul 5 % de la population régionale.

Si tous les secteurs d'activité sont représentés dans l'agglomération saintaise, le secteur tertiaire est largement prédominant et en constante progression. Principal centre d'activités commerciales et de services marchands et non marchands du tiers sud du département, la ville de Saintes compte également un secteur industriel actif spécialisé dans l'électronique et la sous-traitance de matériel ferroviaire et aéronautique.

Au total, la ville de Saintes compte établissements inscrits au registre du commerce des sociétés.

=== Emploi === La ville abrite une population légèrement moins active que la moyenne nationale (42,2 % contre 45,2 %) avec cependant un taux d'activité des 20-59 ans proche de la norme (82 % contre 82,2 %).

Du fait de la vocation commerciale de l'agglomération saintaise, les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (37 % pour 29,9 % au niveau national), les ouvriers, légèrement sous-représentés (21,7 % pour 27,1 % dans le reste de l'hexagone), les cadres et professions intellectuelles (10,9 % pour 12,1 %) ou les dites professions intermédiaires (22,9 % pour 22,1 %). Bien que la ville soit située au cœur d'un important bassin agricole, le secteur de l'agriculture n'emploie plus qu'une part infime de la population active et se situe bien au-dessous de la moyenne nationale (0,8 % pour 2,4 %).

Le taux de chômage reste assez élevé si on le compare à la moyenne nationale (17,4 % contre 12,9 % en 1999) mais demeure inférieur à celui des principales villes du département à la même période (19,4 % à La Rochelle, 20,2 % à Royan, 21,6 % à Rochefort).

En 2004, une étude de l'Insee estimait à le nombre de bénéficiaires du RMI dans l'ensemble de l'aire urbaine de Saintes, soit personnes en comptant les ayants droit. Sur le plan communal, le découpage de l'Insee révèle une coupure entre la partie orientale de la ville (secteurs de Recouvrance, La Gare, Sébastien-de-Brouard, Geoffroy Martel, Saint-Sorlin-La Recluse et La Grange) qui totalise entre 2,5 % et 5 % de Rmistes et la partie orientale (Secteurs de Saint-Eutrope, Bellevue et Les Boiffiers) qui concentrent une part nettement plus importante de bénéficiaires de cette allocation, soit plus de 11 %. Les quartiers de l'hyper-centre (Secteurs du Centre et de La Fenêtre) constituent une zone intermédiaire entre ces deux extrêmes, où l'on relève de 5 % à 11 % de Rmistes.

Cette même étude montre que la plus forte densité de population couverte par les quatre minima sociaux (RMI, API, AAH, ASV) se retrouve dans les secteurs du Centre, de Saint-Eutrope, de Bellevue et des Boiffiers, plus de 20 % de la population du secteur étant concernée.

=== Entreprises === Les trois premiers employeurs privés (en dehors de la SNCF et de ses ateliers ferroviaires, et de l'hôpital public) sont : Coop Atlantique (460 salariés) et le centre commercial Hyper U (204 salariés), lui-même filiale de Coop Atlantique. Le tableau présenté plus loin montre le chiffre d'affaires des principales entreprises.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge. L'éventuelle fusion de celle-ci avec la Chambre de commerce de Cognac (Charente) est en cours d'étude depuis le 26 novembre 2007.

=== Zones d'activités === Le tissu économique de la capitale saintongeaise est composé d'environ entreprises qui totalisent quelque emplois, au cœur d'une zone de chalandise estimée à habitants. Plusieurs zones d'activité sont implantées en périphérie, la plus importante étant le Parc atlantique. S'étendant au sud-ouest de l'agglomération, à proximité des grands axes de communication (autoroutes A10 et A837, rocade ouest), celle-ci intègre les Z.A de l'Ormeau de pied (66,4 hectares).

Les dernières statistiques indiquent une ville comptant 633 commerces, auxquels s'ajoutent 523 entreprises de services. Le centre-ville abrite à lui seul 380 boutiques.

== Culture locale et patrimoine ==

=== Équipements culturels === Plusieurs infrastructures implantées sur le territoire communal contribuent au rayonnement culturel de la ville, que ce soit dans le domaine de la conservation du patrimoine, de la musique ou des arts du spectacle. Outre quatre musées publics, un musée privé, deux théâtres, trois cinémas, un conservatoire de musique et de danse, un espace de musiques actuelles et deux médiathèques, la ville est le siège de diverses associations culturelles, ainsi que de l'académie de Saintonge ou encore de la société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime, héritière d'une société savante crée en 1839.

==== Les musées ==== [[Fichier:Musée archéologique de Saintes.jpg|vignette|gauche|Le musée archéologique présente des collections lapidaires gallo-romaines.]] Les musées publics de la ville sont consacrés aux beaux-arts, à l'archéologie et à l'ethnographie. L'un des plus visités est le musée du Présidial, lequel présente une collection de tableaux couvrant une période allant du . Parmi les œuvres majeures à y être exposées, une Allégorie de la Terre réalisée par Jan Brueghel de Velours ou encore une Allégorie de la Paix d'Amiens de Pierre Lacour (peintre). Le musée abrite également des céramiques saintongeaises, hommage au maître Bernard Palissy qui découvrit le secret des émaux et autres « rustiques figulines » dans son atelier saintais vers 1540. Autre musée consacré aux beaux-arts, le musée de l'échevinage présente des productions d'artistes romantiques ou régionalistes du et du . Aux œuvres de Gustave Courbet ou de Joseph Bail s'ajoute une importante collection de porcelaines de Sèvres.

Le musée Dupuy-Mestreau est consacré à l'art et aux traditions saintongeaises, aunisiennes et angoumoisines. Fondé en 1920 par un particulier nommé Abel Mestreau, il est racheté par la municipalité en 1992.

Situé sur la rive opposée de la Charente, le musée archéologique rassemble une collection d'éléments lapidaires datant presque exclusivement de la période gallo-romaine, époque qui marque l'apogée de la ville et sa consécration comme première capitale de la province romaine d'Aquitaine. Toujours sur la rive droite, non loin de la gare de chemins de fer, le musée éducatif de la Préhistoire est le seul musée non détenu par la municipalité. Fondé en 1959, il présente collections et documents pédagogiques consacrés à cette période.

==== Les médiathèques ==== La médiathèque François-Mitterrand est la principale bibliothèque de l'agglomération. Aménagée dans l'ancien couvent des jacobins (), elle offre un espace de lecture de divisé en une section jeunesse et une section adulte. Une aile du bâtiment est consacrée au fonds ancien et régional, lequel est composé de plus de ouvrages et documents anciens relatifs à l'histoire de la région. Deux salles ont été aménagées en un espace image et sons et un espace culture multimédia.

La médiathèque Louis-Aragon est située dans le quartier de Bellevue. Divisée en un espace jeunesse et un espace adulte, elle conserve ouvrages en libre accès.

==== Les théâtres ==== [[Fichier:Théâtre Gallia.jpg|vignette|Le théâtre Gallia.]] Le Gallia Théâtre est l'un des principaux édifices publics datant de la période du second empire. Sa façade néo-classique présente une loggia avec entablement à l'antique et des sculptures allégoriques, tandis que le reste du bâtiment a été entièrement modernisé en 2002 par les architectes du collectif « Babel » (Michel Seban, Élizabeth Douillet, Bernard Mauplot).

Le théâtre à l'italienne- qui abrite également une salle de cinéma d'art et d'essai - accueille environ 85 représentations par an. Il est labellisé « scène conventionnée ». Le théâtre est un équipement municipal géré par une association de type loi 1901.

Le théâtre Geoffroy-Martel est localisé sur la rive droite, dans le quartier Saint-Pallais.

==== Les cinémas ==== Le complexe cinématographique Atlantic ciné est implanté dans le quartier des Coteaux, dans la zone commerciale du Parc Atlantique. Inauguré en 2007, ce cinéma multiplexe regroupe sept salles allant de 73 à 335 places.

==== Le conservatoire municipal, l'association de l'Abbaye aux Dames et le pôle des musiques actuelles ==== Le Conservatoire municipal de musique et de danse (ou Conservatoire à Rayonnement Communal) est un établissement d'enseignement instrumental, vocal et chorégraphique agréé par l’État et géré par la direction des services culturels de la ville. Accueillant environ 600 élèves pour une équipe enseignante d'une vingtaine de professeurs, il est implanté dans une aile des bâtiments conventuels de l'abbaye aux dames. 18 disciplines instrumentales sont enseignées dans le « département musique », tandis que la danse classique et la danse jazz sont proposées dans le « département danse ».

L'association de l'Abbaye aux Dames qui gère le site éponyme a noué des partenariats avec plusieurs écoles supérieures de musique telles que le conservatoire de musique de Budapest, celui de Fiesole-Florence ou encore le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

L'espace Saint-Eutrope est un centre d'expression artistique consacré aux musiques actuelles. Implanté dans les bâtiments de l'ancien prieuré Saint-Eutrope, jouxtant la basilique du même nom, il accueille plusieurs studios de répétition et une régie d'enregistrement. Ces infrastructures sont utilisées pour l'accueil et le soutien des groupes locaux, soit environ 150 musiciens en 2009. Les locaux accueillent également l'Atelier chorégraphique de Saintes et la compagnie Adrénaline, deux associations promouvant la danse moderne, ainsi qu'une salle de concert d'une capacité de 80 places aménagée dans une ancienne chapelle.

==== Les salles de spectacle et de conférence ==== [[Fichier:Espace Pierre Mendès-France à Saintes.jpg|vignette|L'espace Pierre-Mendès-France.]] L'espace Pierre-Mendès-France est un complexe servant à l'accueil de manifestations culturelles, artistiques ou sportives. Il se compose principalement d'une salle de concert de ( en comptant la scène) pouvant accueillir jusqu'à personnes et d'une salle omnisports de .

La salle Saintonge est utilisée pour la tenue de conférences et de séminaires. Aménagée dans les locaux de l'ancien collège des Jésuites, elle se compose de six salles de réunion et d'un auditorium d'une capacité de 316 places. Ce dernier, établi sur deux niveaux, a été aménagé dans l'ancienne chapelle des Jésuites.

=== Événements culturels === Le festival de Saintes est organisé chaque année au mois de juillet par l'association de l'Abbaye aux Dames. Initialement consacrées aux musiques anciennes, baroques et classiques depuis 1972, les "Académies Musicales de Saintes" ont accru leur rayonnement dans les années 80 et 90 sous la direction artistique de Philippe Herreweghe. Si la musique ancienne reste encore aujourd'hui son domaine de prédilection, le Festival de Saintes illustre désormais un large éventail de musiques savantes jusqu'à la musique contemporaine et s'inscrit dans le cadre global de son projet de "Cité Musicale". Il s'étale sur près de dix jours et rassemble en moyenne de à spectateurs pour une trentaine de concerts.

Chaque année au mois d'octobre, l'Académie de Saintonge se réunit à la bibliothèque municipale de Saintes pour établir un palmarès et décerner des prix et médailles aux nouveaux talents régionaux dans les domaines des lettres, des arts, du patrimoine et de l'identité locale.

=== Saintes dans les arts et la culture === ==== Peinture ==== La région de Saintes voit la naissance d'un courant artistique baptisé « École naturaliste de Port-Berteau » dans le courant des années 1860. Fondée par le peintre rochefortais Louis-Augustin Auguin à Port-Berteau (commune de Bussac-sur-Charente), elle est rejointe en 1862 par les peintres Gustave Courbet, Jean-Baptiste Corot et Hippolyte Pradelles. L'influence de cette école se fera sentir jusqu'au début du à travers les œuvres de Gaston Corbier, Albert-Tibule Furcy de Lavault et Louis Cabié.

Les peintres Gustave Courbet et Jean-Baptiste Corot séjournent à Saintes durant l'année 1862. Ils y peignent simultanément deux « Vues de Saintes » au mois d'août de cette même année. Ces deux toiles représentent une vue générale de la ville vue du nord, des champs et des forêts occupant le premier plan, tandis qu'en toile de fond apparaissent les clochers de la basilique Saint-Eutrope et de la cathédrale Saint-Pierre.

Le peintre saintais Gaston Corbier réalise une toile intitulée « Paysage au bas-Lormont » représentant la proche campagne saintaise

Comptant parmi les autres œuvres représentant la ville de Saintes figurent notamment un « Amphithéâtre de Saintes » de Raoul Serres, une « Charente à Saintes » d'Ulysse Gorrin ou une « Place Blair à Saintes » de Jean Hourrègue.

==== Sculpture ==== Originaire de Biron, le sculpteur Jack Bouyer est l'auteur de plusieurs sculptures ornant bâtiments officiels et espaces verts de la ville. Parmi ses œuvres figurent notamment un buste de Gustave Courbet et un autre de Joseph Ignace Guillotin (à l'hôtel de ville) et La cagouille (escargot) du quartier de Bellevue. Il a également réalisé un buste de Goulebenéze, aujourd'hui à la mairie de Matha.

Jean Bruller (mieux connu sous son nom de plume, Vercors) se réfugie à Saintes au tout début de la Seconde Guerre mondiale, avant de regagner son domicile de Villiers-sur-Morin durant l'été 1940. Il fera de discrètes allusions à la ville dans son célèbre ouvrage « Le Silence de la mer » (notamment lorsque l'officier allemand Werner von Ebrennac relate brièvement l'entrée des Allemands à Saintes). Après-guerre, il écrit : Bien que Parisien de naissance, j'ai pour Saintes et la Saintonge les sentiments qu'on a pour une seconde Patrie.

=== Lieux et monuments === ==== Amphithéâtre ==== [[Fichier:Saintes amphitheatre.jpg|vignette|gauche|L'amphithéâtre romain construit sous le règne des julio-Claudiens.]] Les plus anciens monuments de la ville sont érigés durant le haut Empire romain, période faste qui voit la consécration de la ville comme capitale politique de la province romaine d'Aquitaine. L'arc de Germanicus est bâti vers l'an 18 ou 19, sous le principat de Tibère, par un notable santon nommé Caius Iulius Rufus. Cet arc votif doit son nom à la dédicace inscrite sur la frise de l'entablement, laquelle honore la famille impériale : l'empereur Tibère, son fils Drusus et son fils adoptif le général Germanicus. Originellement situé à l'entrée du pont antique, il est sauvé de la démolition au grâce à l'intervention de Prosper Mérimée. Autre témoignage de l'époque romaine, l'amphithéâtre est achevé au début du règne de l'empereur Claude. Mesurant sur 102, il est reconnaissable à sa structure particulière, la cavea étant appuyée sur deux versants du « Vallon des Arènes » et sur un remblai. Animaux sauvages et gladiateurs accédaient à l'arène par deux vomitoria établis à l'ouest et à l'est.

==== Thermes ==== [[Fichier:Thermes Saintes (2).jpg|vignette|Les thermes de Saint-Saloine.]] Les thermes de Saint-Saloine sont postérieurs à ces deux monuments majeurs de la ville antique, et semblent dater de la seconde moitié du premier siècle. Seuls subsistent de nos jours une partie des murs du caldarium, inscrits dans les ruines d'une église paléochrétienne qui a donné son nom au monument. Tout comme les thermes de Saint-Vivien aujourd'hui disparus, ils étaient alimentés par un aqueduc dont des tronçons sont toujours visibles au nord de la ville et en cours de fouilles archéologiques depuis 2003. Enfin, la place des Récollets accueille quelques discrets vestiges du rempart antique élevé à la fin du afin de prémunir la ville des incursions « barbares ».

==== Musée de l’Échevinage ==== La maison de l'échevinage est édifiée dans la seconde moitié du afin de servir de lieu de réunion au maire et à ses échevins. Remaniée à plusieurs reprises, elle demeure le siège des institutions municipales bien après la Révolution, et est aujourd'hui convertie en musée.

==== Logis du gouverneur ==== Établi au sommet de la « Colline du Capitole », en surplomb du centre historique, le logis du gouverneur est l'unique vestige de l'ancienne citadelle conçue au début du par le gouverneur Louis de Perne. Abritant des services hospitaliers jusqu'à une époque très récente, il est en attente de reconversion depuis lors. Le voit la création dans le faubourg Saint-Vivien d'une éphémère faculté de chirurgie sous l'impulsion du docteur Jean-Jacques Doussin, mais elle ne survit pas à la révolution. [[Fichier:Logis du Gouverneur - Saintes.jpg|vignette|gauche|Le logis du gouverneur.]] Le voit l'émergence de plusieurs monuments importants, parmi lesquels le palais de justice, siège de la cour d'assise, mais aussi le théâtre Gallia, l'hôtel de la sous-préfecture, la gare de chemins de fer ou encore l'hôtel de ville, reconstruit après un incendie. Le marque son empreinte sur la cité par l'érection de l'hôtel des postes et de la maison des aveugles.

La statuaire publique comprend plusieurs œuvres témoignant de l'art du et du : * Parmi celles-ci se trouve la statue de Bernard Palissy, érigée en 1868 sur la place Bassompierre. Réalisée par le sculpteur Ferdinand Talluet, elle représente le célèbre artisan méditant, la main posée sur l'un de ses plats. * L'esplanade du Maréchal-Foch accueille le monument aux morts (1922), réalisation de l'artiste charentais Émile Peyronnet. L'œuvre représente un « poilu » agonisant dans les bras d'une infirmière, portant son regard vers un personnage féminin tenant à la main un rameau de lauriers, symbole de paix. * Enfin, le jardin de la villa Musso abrite le mémorial de Goulebenéze, célèbre barde charentais décédé en 1952. La statue, réalisée deux ans plus tard par le sculpteur Pierre Marchand, représente le poète en habit traditionnel, la main sur le cœur. Des vers du poème Bonjour Saintonge sont gravés sur la pierre du mémorial.

==== Basilique Saint-Eutrope ====

[[Fichier:Saint Eutrope Saintes 2.JPG|vignette|La basilique Saint-Eutrope vue depuis le cours Reverseaux.]] Christianisée dans le courant du , la ville de Saintes semble s'être dotée de ses premières églises durant l'Antiquité tardive. La tradition fait remonter au la fondation d'une première cathédrale, bien qu'aucune preuve archéologique ne soit venue corroborer ces affirmations. Au , une basilique funéraire est édifiée autour du tombeau de l'évêque Vivien, à l'extérieur de l'enceinte urbaine.

Accédant à la dignité épiscopale en 573, Palladius promeut le culte d'Eutrope, évangélisateur de la cité des Santons. Il fait ériger une première basilique en son honneur dans le vallon des Arènes, ainsi qu'un sanctuaire dédié à saint Martin dont l'emplacement demeure inconnu à ce jour. Enfin, il ordonne la reconstruction de la cathédrale.

Lorsque Palladius s'éteint en 596, il est inhumé dans une nécropole située sur la rive droite, laquelle accueille ultérieurement une basilique consacrée sous la forme francisée de son nom : Pallais.

Aucune trace de ces sanctuaires paléochrétiens ne subsiste de nos jours, la plupart ayant été soit détruits, soit remplacés ultérieurement. De fait, la plupart des églises de la ville sont reprises au Moyen Âge.

Parmi les plus anciens témoignages de l'architecture sacrée à Saintes, la basilique Saint-Eutrope occupe une place prépondérante. Édifiée dès 1081, elle est alors une étape pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Son clocher surmonté d'une flèche flamboyante date du et est dû aux libéralités du roi Louis XI. Sa crypte ou église basse est l'une des plus vastes cryptes romanes d'Europe. Depuis 1999, la basilique est classée au patrimoine mondial de l'humanité au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

==== Abbaye aux Dames ==== [[Fichier:Abbaye aux dames.JPG|vignette|gauche|L'abbaye aux Dames.]] Située dans un ancien faubourg de Saintes, sur la rive droite de la Charente, l'abbaye aux Dames est un ensemble monastique fondée en 1047. L'église Sainte-Marie, largement reprise au , est dotée d'une façade tripartite caractéristique du style roman saintongeais ; son clocher à écaille en pomme de pin apparaît comme un héritage de l'architecture antique. Les bâtiments conventuels attenants sont entièrement reconstruits au après une succession d'incendies dévastateurs. Mitoyenne de l'abbaye, l'église Saint-Pallais est le résultat de plusieurs campagnes de construction s'étalant du .

==== Cathédrale Saint-Pierre ==== [[Fichier:Cathédrale de Saintes (France)nnn.JPG|vignette|La cathédrale Saint-Pierre.]] Le centre historique de la ville concentre plusieurs édifice religieux médiévaux. Il est dominé par la silhouette massive de la cathédrale Saint-Pierre, dont le clocher coiffé d'un dôme en cuivre culmine à . L'architecture atypique de la cathédrale est due aux déprédations commises durant les guerres de religion. À quelques mètres de la cathédrale s'élève l'ancien couvent des jacobins, converti en médiathèque. Il conserve une chapelle de style gothique flamboyant datée du .

==== Église Sainte-Colombe ==== Autre témoignage de l'architecture flamboyante, l'église Sainte-Colombe est le siège de l'une des principales paroisses intra-muros au Moyen Âge.

==== Autres monuments religieux ==== La politique de contre-réforme conduit à l'installation de plusieurs couvents dans le courant du : * Ainsi du couvent des récollets, démoli dans les années 1960 et dont seul témoigne un portail orné de têtes d'angelots. * La chapelle des jésuites, bâtie en 1610, connaît un sort similaire. Il n'en subsiste que quelques ruines à proximité de la cathédrale, dans le square André-Maudet. * Surplombant la Charente, le séminaire des Pères de la Mission procède de la même volonté de faire revenir les réformés dans le giron de l'église catholique. Bâti à partir de pierres prélevées sur l'ancienne citadelle, il est formé d'un corps de bâtiment monumental élevé à partir de 1644. * Le collège des bénédictins est l'unique témoignage de l'architecture religieuse du conservé à Saintes. Fondé par les jésuites au , il est ensuite confié aux bénédictins mauristes qui entament la reconstruction de l'ensemble des bâtiments en 1780. La chapelle des Jésuites de la rue Chapsal, érigée en 1782, possède une façade monumentale de style néo-classique. * Le voit la reconstruction de l'église Saint-Vivien dans un style inspiré du néo-classicisme. La chapelle Saint-Pierre, construite en 1870, l'église Saint-Louis, qui lui est postérieure de six ans, et l'église Notre-Dame-de-Recouvrance (1891) sont caractéristiques du style néo-gothique. * Le Temple protestant de Saintes a été conçu par l'architecte parisien Adolphe-Augustin Rey, et construit entre 1904 et 1906. Il présente une architecture intégrant éléments néo-roman, néo-byzantin et art nouveau.

===== Autres monuments non-religieux ===== La commune de Saintes contient plusieurs logis remarquables, parmi lesquels on peut citer, au sud-est de la ville, le château du Grand Coudret et le château du Ramet.

==== Espaces verts ==== [[Fichier:Jardin public de Saintes (3).jpg|vignette|Le jardin public Fernand Chapsal au bord de la Charente.]] La ville de Saintes dispose de plusieurs parcs, squares et espaces verts disséminés dans toute l'agglomération. Gérés par le service municipal des espaces verts et naturels, ils représentent une superficie totale de comprenant notamment d'espaces naturels et de prairies, de secteurs sportifs ou encore de parcs et jardins.

En 2009, le service des espaces verts et naturels employait 45 agents affectés à l'entretien des espaces verts, huit agents étaient responsables des équipements sportifs. Le service prenait également en charge la formation d'un apprenti.

Le principal parc de la ville est le jardin public Fernand Chapsal. Établi sur la rive droite de la Charente, il est l'œuvre de l'architecte-paysagiste Bonnet, lequel l'achève en 1925. Depuis lors, les allées arborées du parc font la liaison entre la place Bassompierre et la prairie de la Palu. Une passerelle piétonne à trois arches est aménagée sur le fleuve en 1927 afin de faciliter l'accès au parc depuis le centre-ville. [[Fichier:Square Maudet à Saintes.jpg|vignette|gauche|Le square André Maudet jouxte la cathédrale.]] Agrémenté de statues d'inspiration antique, le jardin public accueille également un kiosque à musique dessiné par l'architecte Georges Baustert. Inauguré en 1928, il sert de cadre à diverses manifestations culturelles et accueille traditionnellement les concerts organisés lors de la Fête de la musique.

Le parc Pierre-Mendès France constitue le prolongement sud du jardin public, et constitue le principal accès à la prairie de la Palu, un espace naturel protégé en cours d'aménagement.

Parmi les principaux espaces verts de la ville, notons également la présence du parc des Arènes, aménagé à proximité de l'amphithéâtre romain, du parc de Voiville, dans la partie occidentale de l'agglomération, du parc du haras national, sur la rive droite ou encore des jardins de l'abbaye aux dames, de la bibliothèque ou de l'hôtel de ville. Plusieurs squares sont établis de part et d'autre de l'agglomération : parmi ceux-ci, le square du maréchal Foch, en contrebas du palais de justice, le square André Maudet, le square François Gravières, le square Angel Sidelio ou le square du bataillon Violette.

En 2017, la commune a été labellisée « quatre fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France.

==== Aux alentours ==== Le département de la Charente-Maritime concentre plusieurs sites et monuments historiques dans la grande périphérie de Saintes. Traversé par la Via Turonensis, l'un des quatre principaux chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, le pays de Saintonge romane peut être vu comme un conservatoire de l'art roman de par le nombre élevé d'édifices bâtis dans ce style architectural. Ainsi notamment des églises de Nieul-lès-Saintes, de Courcoury ou d'Écurat. Plusieurs châteaux et logis nobles sont également situés à proximité de l'agglomération saintaise, dont le château du Douhet ou le château de la Roche-Courbon.

Le village de Chaniers est situé à l'est de la commune. Outre une base de loisirs, il abrite le dernier bac toujours en activité sur la Charente. Au nord de la commune, les villages médiévaux de Taillebourg, Port-d'Envaux ou Saint-Savinien sont accessibles par le biais de vedettes fluviales.

Les communes de Fontcouverte, de Vénérand ou du Douhet conservent des traces de l'ancien aqueduc gallo-romain de Saintes, qu'elles soient monumentales (piliers de maçonnerie antique à Fontcouverte) ou plus discrètes (source de captage au Douhet).

La commune de La Chapelle-des-Pots est connue localement pour ses productions traditionnelles de poteries et de céramiques, attestées depuis le Moyen Âge.

Le site préhistorique de « La roche à Pierrot » à Saint-Césaire accueille un centre interactif de la Préhistoire de , le Paléosite. Ce dernier est placé sous le patronage d'un comité scientifique coprésidé par les professeurs Yves Coppens et Bernard Vandermeersch.

Les proches environs de Saintes concentrent deux importants cimetières militaires où sont inhumés des combattants de la Seconde Guerre mondiale. À Rétaud, la nécropole nationale de Rétaud abrite les sépultures de militaires français et alliés tombés pendant les combats de la libération des poches de Royan et de l'île d'Oléron (avril 1945). Distante d'à peine kilomètres, la commune de Berneuil a aménagé sur son territoire le cimetière militaire allemand de Berneuil, où sont enterrés des soldats allemands morts dans tout le sud-ouest de la France.

=== Festivals et événements touristiques ===

* Le festival de la paix est une manifestation annuelle qui rassemble des groupes de musiques traditionnels et folkloriques de plusieurs pays du monde. Concerts, spectacles de rue, marchés traditionnels ou encore « gala de la paix » font partie des principales animations proposées. Loin de se limiter à la seule ville de Saintes, le festival propose des animations dans plusieurs communes avoisinantes telles que Thénac, Saint-Porchaire et même Cognac. [[Fichier:Saintes (2).jpg|vignette|upright|La rue Alsace-Lorraine, artère piétonne du centre historique.]] * Le festival des arts urbains est une manifestation annuelle mettant à l'honneur les cultures urbaines. * Le festival de Saintes se déroule chaque mois de juillet et propose une programmation de musique classique originellement dans l'abbaye mais de plus en plus dans d'autres lieux de la ville. En 2009 des apéros-concerts sont organisés en marge du festival jusqu'au mois d'août. * Les oreilles en éventail sont un festival consacré aux « musiques insolites ». Organisé durant trois jours en partenariat avec des associations locales et les centres sociaux, il propose une programmation se voulant décalée. Concerts, défilés, prestations d'artistes de rue et expositions d'art plastique constituent les principaux temps forts de ce festival. En 2008, ce sont près de spectateurs qui ont assisté aux représentations. * Sites en scènes est un festival organisé chaque année par le Conseil départemental de la Charente-Maritime. Quatorze sites répartis dans l'ensemble du département accueillent spectacles nocturnes, concerts, représentations théâtrales ou animations culturelles. À Saintes, c'est l'amphithéâtre romain qui a été choisi pour servir de cadre aux festivités. * La cavalcade de la Saint-Sylvestre est une course pédestre organisée traditionnellement lors de la soirée du 31 décembre. Principale animation de la saison hivernale, elle est prolongée par un corso fleuri rythmé par les prestations de bandas déambulant dans les rues du centre-ville.

=== Langue régionale===

La langue vernaculaire de Saintes et sa région est le saintongeais, variété du poitevin-saintongeais. On l’appelle aussi le charentais ou encore le patois charentais.

La ville de Saintes abrite la sépulture de l'un des chantres de la langue et de la culture d'expression saintongeaise, le barde et poète Goulebenéze.

=== Gastronomie ===

[[Fichier:Cognac france map-fr.svg|vignette|alt=Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Royan est en bois ordinaires et communs|Zone de production du cognac et du pineau.]] La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit, un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays.

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également la mouclade, un plat à base de moules, les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde), les huîtres de Marennes-Oléron, les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles) ou encore la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits.

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le Cognac. La commune de Saintes est ainsi intégralement située dans la zone de production des « fins bois ».

=== Personnalités liées à la commune === * Eutrope de Saintes (v. ou ), saint patron de la Saintonge, la basilique Saint-Eutrope abrite son tombeau. * Ausone (v. 309-v. 395), célèbre homme de lettres, il se retire dans sa villa de Noverus près de Saintes. * Pallais de Saintes (inconnue-596), évêque de Saintes, il s'emploie à restaurer et à construire nombre d'églises de la ville. Il est à l'origine de la redécouverte des reliques d'Eutrope auquel il consacre une première basilique. Canonisé par les églises catholiques et orthodoxes, une église rappelle son souvenir. * Bernard Palissy (v. 1510-1589), homme aux multiples talents (potier, céramiste, écrivain, verrier), il installe son atelier à Saintes vers 1535 et y organise l'église protestante. Une statue et un lycée portent aujourd'hui son nom. * Pierre Raphaël Paillot de Beauregard (1734-1799), général des armées de la République, né à Saint-Palais-sur-Mer et décédé à Saintes. * Louis Grénon (1734-1769), compositeur de musique sacrée, né et mort à Saintes. * Joseph Guillotin (1738-1814), né à Saintes. Médecin désireux d'épargner des souffrances inutiles aux condamnés à mort, il a donné son nom à la guillotine. Sa maison natale a été détruite en 1969 *  Bernard de Labrousse de Beauregard, premier député du clergé aux États généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Saintes et auteur de plusieurs écrits dont La Révolution de France. * Pierre-Louis de La Rochefoucauld (1744-1792), évêque de Saintes en 1782, élu député de la ville aux États généraux de 1789, béatifié par le pape Jean-Paul II le 24 novembre 1996. * Jacques Léonard Muller (1749-1824), général des armées de la République et de l'Empire, décédé dans cette commune. * André-Antoine Bernard (1751-1818), président du tribunal de Saintes et commandant de la garde nationale aux premières heures de la Révolution. * Jacques Garnier dit Garnier de Saintes (1755-1817), né à Saintes, maire puis député à la Convention de la ville au moment de la Révolution. * Jacques-Louis Doussin-Dubreuil (1762-1831), né à Saintes, médecin, fondateur de la Société royale académique de médecine de Paris. * Charles de Boudens, vicomte de Vanderbourg (1765-1827), né à Saintes, homme de lettres, membre de l'Académie française. * Jérôme de Laage de Meux (1777-1856), né à Saintes, militaire et homme politique français. * Armand Auguste Caqué, sculpteur et graveur, né à Saintes en 1793. * Camille Eschassériaux (1800-1834), homme politique, conseiller général de la Charente-Inférieure, mort à Saintes. * Marie-Eustelle Harpain (1814-1842), mystique, Ange de l'Eucharistie * Charles Pallu de la Barrière (1843-1924), secrétaire général de l'Alliance républicaine démocratique. * Jules-Antoine Castagnary (1830-1888), journaliste, critique d'art qui reprit la raillerie "peintre impressionniste" du critique Leroy pour en faire le nom du mouvement pictural passé à la postérité. Ami et défenseur de Gustave Courbet et mouvement réaliste. * Théodore Duret (1838-1927), né à Saintes, écrivain, grand collectionneur, critique d'art ami de Zola, de Manet et des Impressionnistes. * Maurice Ordonneau (1854-1916), dramaturge et compositeur. * Fernand Chapsal (1862-1939), homme politique, maire de Saintes en 1919, puis sénateur et membre du gouvernement. Le jardin public et une rue de la ville perpétuent sa mémoire. * René Buthaud (1886-1986), peintre et céramiste, né à Saintes. * Roger Faraud (1903-1987), homme politique, mort à Saintes, à l'origine de la création de maquis dans la région de Jonzac. * André Maudet (1903-1996), homme politique, maire de Saintes durant 25 ans, conseiller général durant 36 ans. * Thomas Narcejac (1908-1998), romancier. Il a passé une partie de sa jeunesse à Saintes ainsi que dans le hameau de Narcejac (situé dans le nord de la commune), dont le nom lui a servi de pseudonyme. * Madeleine Chapsal (1925), petite-fille de l'ancien sénateur-maire de Saintes, journaliste puis femme de lettres. * François Rivière (1949), né à Saintes, critique littéraire, éditeur, romancier, traducteur, biographe et auteur de plusieurs ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse. Il est aussi scénariste de bande dessinée. * Yves Marchesseau (1952-2014), animateur de télévision français, connu pour son rôle de « La Boule » dans l'émission Fort Boyard, mort à Saintes. * Dominique Rocheteau (1955), ancien footballeur international, né à Saintes le 14 janvier 1955. * Jérôme Hesse (1959), arrière-petit-fils de Fernand Chapsal, cet écrivain et journaliste passe une partie de sa jeunesse à Saintes. * Nicolas Giraud (1978), acteur et réalisateur français, né à Saintes. * Patrick FRIOU, coureur cycliste professionnel de 1978 à 1982 y est né le 08 janvier 1955.

=== Héraldique ===

== Compléments == === Bibliographie ===

* André Baudrit, Saintes au , (Thèse de Doctorat, Bordeaux 1957), 745 pages. * Jean Combes, Gilles Bernard, Histoire du Poitou et des Pays Charentais, Éditions de Borée, 2001 * Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs) Bonnes villes du Poitou et des Pays Charentais (- siècles), Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, série, tome VIII (2002), à Poitiers. * Michel Garnier, Christian Gensbeit, À la découverte de Saintes, Patrimoines Médias, 2000, * Daniel Massiou, Histoire politique, civile et religieuse de la Saintonge et de l'Aunis, A.Charrier, libraire-éditeur, Saintes, 1846. * Alain Michaud (sous la direction de), Histoire de Saintes, Privat, 1989, * Pierre Rayssiguier (ouvrage collectif sous la direction de), Saintes, plus de ans d'histoire illustrée, Société d'archéologie et d'histoire de la Charente-Maritime, Saintes, 2001 * Henri Texier, Petite histoire de Saintes, Geste édition, 2003 * Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, collection Le patrimoine des communes de France, 2002. * Platel, J. P. (1977). Le Campanien stratotypique dans le synclinal de Saintes (Charentes): lithostratigraphie, géomorphologie et biozonation. Bull. BRGM, 2, 261-275 * *Félix Le Royer de La Sauvagère, Recueil d'antiquités dans les Gaules, enrichi de diverses planches et figures, ouvrage qui peut servir de suite aux ″Antiquités″ de feu M. le Cte de Caylus, par M. de La Sauvagère, ..., Paris : Hérissant le fils, 1770.

=== Articles connexes === {| class="toccolours" border="0" cellpadding="2" cellspacing="10" style="margin:auto;font-size:90%;" |-style="vertical-align:top;" | ;Territoires et administrations * Liste des communes de la Charente-Maritime * Liste des anciennes communes de la Charente-Maritime * Aire urbaine de Saintes * Espace urbain La Rochelle-Niort-Val de Charente * Communauté d'agglomération de Saintes * Pays de Saintonge romane * Villes et urbanisation de la Charente-Maritime

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== Notes et références == === Notes ===

=== Références ===

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